Chekrouni : L’homme et la femme sont complémentaires

Chekrouni : L’homme et la femme sont complémentaires

ALM : Quel est l’objet de votre visite actuellement à Paris?
Nezha Chekrouni : Mardi, à l’invitation du ministre français de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Renaud Dutreil, je vais participer à une journée d’étude qui a pour thème « La diversité féminine, une chance pour la France ». C’est une rencontre qui s’inscrit bien évidemment dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale la femme. Je soulignerais à cette occasion qu’effectivement la diversité est une chance pour la France et je mettrais l’accent sur le rôle que peut jouer la femme marocaine dans la consolidation des relations franco-marocaines. A l’ambassade du Maroc à Paris, j’aurais également l’occasion d’assister à une journée consacrée à la femme marocaine, où plusieurs de nos compatriotes seraient présents.
Le lendemain, mercredi, c’est l’étape la plus importante de ma mission.
De quoi s’agit-il exactement?
C’est une rencontre organisée par la ministre française de la Parité et de l’Egalité professionnelle, Nicole Ameline. Dans le cadre du partenariat franco-marocain, cette journée d’étude permettra de présenter un programme de formation en faveur des ONGs marocaines, présentes en France, sur le contenu du Code la famille. Ces ONGs auront par la suite la tâche de sensibiliser, sur le terrain, les femmes marocaines installées en France, sur les avancées opérées par ce nouveau code.
Quel est le message que vous adressez aux femmes marocaines résidentes à l’étranger?
J’insiste toujours sur le fait qu’elles doivent être présentes sur le terrain. En un mot, elles doivent prouver à leur pays d’accueil que la femme marocaine est capable de concilier entre les valeurs de l’Islam et la modernité.
Personnellement, pensez-vous qu’il est difficile d’être une femme ministre?
Déjà, être ministre ce n’est pas de tout repos. Pour une femme, c’est donc doublement difficile, car notre culture est ainsi. Ceci-dit, au Maroc les choses évoluent rapidement car on a compris que le pouvoir n’a jamais été une fin en soi. Les avancées opérées sont le fruit de toute la société. Les femmes ne se battent plus toutes seules. On a saisi l’idée selon laquelle l’évolution du pays devait se faire de manière complémentaire, par l’homme et la femme.

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