Cinq ONG appellent l’UE à demander des comptes à l’Algérie pour les atteintes aux droits humains

Il est essentiel que l’UE insiste sur les autorités algériennes pour la "mise en oeuvre complète de leurs engagements internationaux" en matière des Droits de l’homme tels que demandée par les organes des Nations Unies, ont souligné les cinq organisations dans une lettre ouverte conjointe adressée à la  présidence de l’UE. Il s’agit de Human Rights Watch, Amnesty International, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), du Réseau euroméditerranéen pour les Droits de l’Homme (REMDH) et l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT).

Les cinq ONG doutent que la "Charte pour la paix et la réconciliation nationale" puisse apporter justice aux victimes des massacres et des exécutions extrajudiciaires qui se sont produites en Algérie, appelant l’UE à faire pression sur les autorités algériennes pour qu’elles mènent des investigations sur les "graves violations des droits de l’Homme" commises dans le pays.

Elles expriment, d’autre part, leur inquiétude face aux atteintes à la liberté d’expression, estimant que Bruxelles devrait faire part de sa "profonde préoccupation à l’égard du climat d’intimidation actuel en Algérie, qui constitue une violation de la liberté d’expression et de rassemblement".

L’UE doit presser les autorités algériennes pour qu’elles "facilitent la visite rapidement" en Algérie du Rapporteur des Nations Unies sur la liberté d’expression "qui en a fait la demande", ainsi que celle du Rapporteur sur la Torture "en attente depuis 1992", ajoutent les cinq ONG humanitaires.

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