Citoyen, centre d’intérêt des mesures antiterroristes

Mis en place en France après le premier attentat du RER à St-Michel le 25 juillet 1995, le «plan Vigipirate de prévention du terrorisme», n’aura pas seulement participé à lutter contre les risques d’attentats terroriste, mais aussi participé à une chute de la petite délinquance (-12,35%). Le plan consiste, entre autres, à donner plus de visibilité aussi bien au mesures de sécurité que celles du personnel et agents qui en ont la charge. Mais sans pour autant créer la panique au sein de la population. Des patrouilles de militaires et des points de contrôles policiers sont parsemés ici et là. Elles visent à protéger le citoyen et à prémunir le pays devant toute menace terroriste. Contrôles d’identité, présence policière et militaire dans les lieux publics. Vigipirate poursuit d’autres objectifs. En premier lieu, il vise à rassurer une opinion publique facilement déstabilisable par les actes qui peuvent désormais avoir lieu dans n’importe quel pays. Cela a un prix : un tel dispositif ne peut être accepté sans que la population ne soit amenée à y participer. La communication et l’information jouent dans ce sens un rôle on ne peut plus majeur. Ceci, en touchant les comportements individuels et collectifs, car tout le monde a pris conscience que la menace est à considérer comme étant réelle. Le partage d’information constitue également une reconnaissance du travail préalable réalisé dans l’ombre et qui doit se développer en relation avec les citoyens. Il en va plus au moins de même en Espagne, victime des attaques du mouvement séparatiste ETA. Même si des circonstances exceptionnelles surviennent, qui demandent des mesures de conduite de crise prises dans l’urgence, l’ensemble du dispositif de prévention et de lutte se situe dans un cadre de fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Cela implique transparence vis-à-vis du citoyen. L’intervention des services de police, de renseignement, l’engagement d’un dispositif opérationnel à l’extérieur comme à l’intérieur du territoire, et l’action de la justice doivent obéissent aux règles d’un Etat de droit. L’opinion publique est systématiquement alertée en cas d’attaques terroristes. Les médias, en plus de leur de rapporteurs d’information, jouent également celui de la sensibilisation des citoyens et font en sorte que les mesures entreprises par l’Etat soient appréhendés, justifiés et expliqués aux masses. Mais une chose reste sûre, le combat contre la menace terroriste se mène ailleurs et avec des moyens différents. C’est le travail invisible des services de sécurité et d’espionnage qui a donné des résultats appréciables et non la présence armée des militaires dans le quotidien des citoyens de ces pays.

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