Classement mondial de la compétitivité : le Maroc perd deux places

Le Maroc a reculé de deux places au niveau du classement établi par le rapport sur la compétitivité mondiale 2010-2011. En effet, le pays a été dégradé par le Rapport présenté, mercredi 8 septembre à la presse à Genève, par le World Economic Forum (WEF-Forum économique mondial), en prélude à sa réunion annuelle des nouveaux champions 2010 qui se tiendra à Tianjindu. Alors, le Maroc était classé au 73ème rang dans le classement sur la compétitivité mondiale en 2009-2010, il se retrouve en 2010-2011 en recule au 75ème rang. Cependant, il continue à occuper une bonne place au niveau du Maghreb, avec un score de 4,08. Il est classé deuxième juste après la Tunisie qui reste cette année encore première passant du 40ème au 32ème rang à l’échelle mondiale avec un score de 4,65. Ainsi, le Maroc est suivi de l’Algérie qui se retrouve au 86ème rang avec un score de 3,96, de la Libye à la 100ème place avec un score de 3,74 et de la Mauritanie en dernière position avec un 135ème rang et un score de 3,14. Au niveau mondial, la Suisse vient en tête de ce classement, tandis que les Etats-Unis perdent deux places et reculent à la quatrième position, dépassés par la Suède deuxième et Singapour troisième, après avoir déjà cédé la première marche à la Suisse l’année dernière, selon le rapport. Le document constate, par ailleurs, que les pays nordiques continuent d’être bien placés dans le classement, avec la Finlande en septième position et le Danemark neuvième parmi les dix premiers et la Norvège à la quatorzième place. Le Forum économique mondial précise que le rapport sur la compétitivité mondiale se fonde sur le classement établi par l’indice de compétitivité mondiale (Global Competitiveness Index, GCI), développé par le professeur Sala-i-Martin pour le World Economic Forum et introduit en 2004. Le GCI couvre 12 dimensions et brosse une image détaillée de la compétitivité de pays se trouvant à des stades de développement différents. Ces catégories portent sur les institutions, l’infrastructure, l’environnement macroéconomique, la santé et l’éducation de base, l’éducation supérieure et la formation, l’efficacité du marché des biens, l’efficacité du marché du travail, le développement du marché financier, le développement technologique, la taille du marché, la sophistication des activités commerciales et l’innovation. Ainsi, l’indice est établi sur la base d’une combinaison de données statistiques et des résultats de sondages, notamment l’enquête annuelle auprès des chefs d’entreprises, conduite par le World Economic Forum en collaboration avec son réseau d’instituts partenaires (instituts de recherche et organisations économiques) situés dans les pays étudiés. Aussi, cette année, plus de 13.500 chefs d’entreprise ont ainsi été sondés dans 139 pays, signale le rapport.

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