Communes : Le PAM succède à lui-même à Tanger

Communes : Le PAM succède à lui-même à Tanger

L’élection des dix nouveaux membres du bureau du conseil de la commune urbaine de Tanger s’est déroulée sans surprise dimanche 31 octobre. Ayant été placé comme favori à la tête de la mairie de la ville, Fouad El Omari, coordinateur régional du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à Tanger, a été élu nouveau maire de la capitale du Nord, grâce à 59 voix contre 23 pour Abdellatif Berroho du Parti de la justice et du développement (PJD) sur un total de 83 voix. Par ailleurs, l’ouverture de la séance de l’élection du nouveau maire et les autres neuf membres du bureau du conseil de Tanger s’est déroulée dans le calme à l’exception de la réaction du secrétaire régional du PJD, Bachir Abdellaoui. Ce dernier a qualifié dans une brève allocution ce nouveau scrutin de «non démocratique comme c’était le cas dans l’élection de l’ancien bureau, qui s’était soldé par un grand échec et la démission de ses membres. Et le PJD est la seule victime pour les méthodes électorales entreprises dans le cas de Tanger». Il est à rappeler que l’élection de M. El Omari et les neuf autres membres du conseil de Tanger intervient suite à la démission de Samir Abdelmoula et cinq vice-présidents il y a une dizaine de jours. D’ailleurs, la gestion de la ville a connu de sérieux problèmes dont la non tenue jusqu’à maintenant de la session ordinaire du mois de juillet du conseil de la ville de Tanger. Notons que cette élection avait été précédée d’une série de réunions organisées dernièrement à Tanger entre le PAM, le Rassemblement national des indépendants (RNI) et l’Union constitutionnelle (UC). Ces réunions avaient été sanctionnées, samedi 30 octobre, par la signature de la Charte de la bonne gouvernance notamment par Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM, Salaheddine Mezouar, secrétaire général du RNI et Mohamed Labied, secrétaire général de l’UC. Cette charte englobe plusieurs dispositions visant, entre autres, à préserver le rayonnement de la ville aux niveaux national et international et sa compétitivité en vue d’attirer plus d’investissements. Connu dans le monde des affaires, M. El Omari est né en 1974 dans un petit village relevant de la province d’Al-Hoceïma. Président de l’Association Touiza, le nouveau maire de Tanger ne cache pas qu’il est influencé par son frère Illias El Omari, grand militant associatif et politique et son aîné de quelques années. M. El Omari s’est lancé dans le militantisme depuis qu’il poursuivait ses études universitaires au sein de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) avant d’adhérer à l’Association marocaine des droits humains (AMDH)-section de Rabat.

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