Concurrence entre notables à Smara

Alors que le compte à rebours du scrutin a commencé au niveau national, les provinces du sud du Royaume ne sont pas en reste. Ainsi dans la province de Smara qui comprend deux représentants au Parlement, la campagne électorale se ressent déjà chez la population locale. Des personnalités politiques pesantes au niveau local se présentent dans cette circonscription, parmi les plus connues on cite Sidi Mohamed El Joumani, homme d’affaires, l’actuel président du conseil municipal de Smara et descendant de la riche et célèbre famille El Joumani issue de Lebouihat qui est une sous-faction de la tribu Rguibat, numériquement la plus forte dans les villes de Smara et Laâyoune. M. El Joumani change cette fois d’étiquette pour se présenter sous celle du Rassemblement national des indépendants après avoir été l’un des ténors au niveau local du Parti authenticité et modernité. Ce dernier n’a présenté aucun candidat à Smara, alors que son secrétaire général, Mohamed Cheikh Biadillah, est natif de cette ville qu’il a déjà représentée deux fois au Parlement, et siège actuellement au sein de la deuxième Chambre. Alors que le parti de l’Istiqlal a choisi l’une des personnalités connues localement, il s’agit de Hamad Lachgar, l’actuel président de la commune rurale Sidi Ahmed Laâroussi en tant que chef de liste. M. Lachgar est issu de la tribu des Laârousiyine, nombreux dans la province de Smara. Le Parti du progrès et du socialisme a, quant à lui, opté pour Lahcen Charfi, acteur associatif et président de la Fédération des parents et tuteurs d’élèves pour le présenter lors de ce scrutin.  Une lecture des listes présentées montre une absence totale des femmes dans la course vers le Parlement. Alors que les candidats en lice pour les sièges au niveau de la circonscription de Smara dont la population est estimée à 50.000 habitants comptent énormément sur les voix des femmes qui représentent une partie importante du corps électoral, et sont inévitables pour la réussite de la campagne électorale de tel ou tel candidat. D’après des observateurs basés à Smara, les deux premiers candidats (El Joumani et Lachgar) sont les grands favoris au niveau de cette province, vu notamment le rôle primordial joué par la tribu dans la détermination de la carte électorale dans toutes les provinces du Sud, Smara est connue pour être le fief des tribus Rguibat et Laârousiyine. A Smara comme le reste des autres circonscriptions des provinces du Sud, les appartenances tribales comptent beaucoup pour les électeurs. Ces observateurs ajoutent que les 16 candidats aux élections législatives du 25 novembre à Smara focalisent leurs discours sur des questions ayant trait à l’emploi, l’habitat, l’amélioration des prestations sociales et leur rapprochement des citoyens, ainsi qu’à la réfection et le réaménagement urbain de cette ville. Certains de ces candidats ont ouvert plusieurs bureaux où les visiteurs sont accueillis pour s’enquérir de leur programme. Ces élections constituent par ailleurs un sujet de conversation qui nourrit au quotidien les discussions entre les habitants de cette province, notamment au sujet des différents  programmes présentés par les 16 candidats et des chances de réussite de chacun d’eux. Alors que la machine de propagande du Polisario ne cesse de surfer sur la même vague chaque fois qu’il s’agit des élections au Maroc en prétendant que les Marocains d’origine sahraouie sont obligés de voter. Pour rappel, le nombre des électeurs inscrits sur les listes électorales avoisine 25.000 personnes. A elle seule la circonscription urbaine de Smara compte 70% des électeurs.

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