Congrès de l’USFP : Un conseil national sous haute tension pour fixer une date

La date du 9e congrès de l’Union socialiste des forces populaires sera enfin connue. La prochaine réunion du conseil national aura pour principal point à son ordre du jour l’organisation du congrès. «Le conseil national devait se réunir le week-end dernier mais sa réunion a été retardée en raison des engagements du premier secrétaire à l’Union interparlementaire. Le bureau politique qui se réunira ce mardi, convoquera une nouvelle session du conseil national probablement pour la première semaine du mois de mai», affirme un responsable au sein du parti. Cette réunion devra se dérouler sous haute tension en raison des divergences entre les dirigeants. «Certains responsables veulent gagner du temps en retardant la réunion du conseil national parce qu’ils savent que celle-ci sera décisive pour la détermination de la date du 9e congrès», explique un membre du conseil national. Le débat sur le prochain congrès du parti de la rose dure depuis plusieurs mois. En effet, les usfpéistes voulaient renouveler leurs instances décisionnelles en 2011 mais la tenue des élections législatives a retardé l’organisation du congrès. Les résultats de l’USFP dans le dernier scrutin ont de nouveau attisé le débat sur le congrès. Mais des doutes quant à la capacité du parti à tenir son congrès commencent à surgir alors que les élections locales et régionales sont programmées avant la fin de cette année. «On ne dispose d’aucune visibilité sur les dates des prochaines échéances électorales mais l’adoption des textes électoraux encadrant le scrutin devrait nécessiter plusieurs mois. Si notre parti commence les préparatifs dès le mois de mai, nous allons pouvoir organiser notre congrès au mois de juillet. Ceci nous donnera suffisamment de temps pour se préparer aux élections», poursuit cette source au sein du conseil national. En attendant la fixation d’une date, les candidatures commencent à fuser.
L’ancien ministre et membre du bureau politique, Lahbib El Malki, a été, le premier responsable à officialiser sa candidature. Le nom d’un autre ancien ministre circule depuis plusieurs semaines. Il s’agit d’Ahmed Réda Chami qui représente l’aile jeune du parti même s’il n’a pas encore confirmé ses informations. «D’autres responsables pourraient annoncer leurs candidatures dans les prochaines semaines. C’est le cas notamment pour Fathallah Oualalou qui gère les affaires du parti en l’absence du premier secrétaire souvent pris par ses nouvelles fonctions à la présidence de l’UIP», confie ce militant usfpéiste. Quelle que soit l’identité du successeur de Radi, il devra gérer un héritage très lourd et conduire le parti à la reconquête de son électorat. L’USFP traverse une zone de turbulence depuis un bout de temps en raison de ses résultats jugés trop modestes dans les élections de 2007 et 2011. Pour rappel, il s’était classé à la cinquième place dans le dernier scrutin avec 39 sièges. Depuis cette date, une décision a été prise pour rejoindre les rangs de l’opposition pour la première fois depuis 1997.

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