Coupables devant leurs élécteurs

La police judiciaire est tenue, selon Driss Lachgar, président du groupe de l’USFP, de procéder à des enquêtes sérieuses pour parvenir à mettre à jour ce qui se trame dans l’ombre. « Pour aboutir à des résultats positifs, il faudrait que la police judiciaire entame des recherches en amont bien avant de procéder à des poursuites judiciaires », a-t-il laissé entendre. Mais cela nécessiterait de grands efforts car souvent les tractations indélicates se passent dans le secret et la clandestinité. Autrement dit, selon M. Lachgar, cela risque de s’apparenter à de la fumée sans feu. Tous les partis politiques et toutes les institutions ont été touché par le phénomène de transhumance. C’etait avec la bénédiction de l’autorité centrale. « Si on jetait un regard sur le processus historique de la notion d’autorité, on constaterait qu’un nombre non négligeable de partis doivent leur existence à ce phénomène », a précisé Lachgar. Durant ses trois mandats au Parlement, le président du groupe USFP remarque que 5 à 7 partis ont connu ce phénomène. Les raisons de ces permutations sont à chercher dans des conflits personnels, ou un intérêt organisationnel dans le cadre du cautionnement. Mais la plupart du temps, les raisons du phénomène de transhumance sont d’une futilité telle qu’elle ne justifie aucunement ce vagabondage politique. « Toutefois, l’absence de l’opinion publique laisse libre cours à ces agissements. La presse a certainement sa part de responsabilité à assumer », a-t-il ajouté. Pour lui, tous ceux qui sont tenté de se défaire ou de changer leur couleur politique doivent être démis de leurs représentativité au sein de leurs partis, et partant, du champ politique national. Les hommes politiques oublient souvent qu’ils sont comptables de leurs actes devant leurs électeurs et l’opinion publique.

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