Création d’un système innovateur de sécurisation de l’approvisionnement en semences

Création d’un système innovateur de sécurisation de l’approvisionnement en semences

Le gouvernement se penche d’ores et déjà sur la prochaine campagne agricole. Pour la sécurisation de l’approvisionnement en semences céréalières, un nouveau système vient d’être installé par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le ministère de l’Economie et des Finances.  L’arrêté relatif à l’approvisionnement en semences certifiées de céréales d’automne (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne agricole 2008-2009 devait être signé hier, lundi 18 février, en fin d’après-midi, entre Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, et Salaheddine Mezouar, ministre de l’Economie et des Finances. Impliquant aussi bien l’Association marocaine des semences et plants (AMSP) et l’Association marocaine des multiplicateurs de semences (AMMS), ce nouveau système a pour «objectif d’éviter les problèmes récurrents d’approvisionnement en semences céréalières». En détail, ce système porte sur le renforcement du programme de multiplication au niveau des zones irriguées pour atteindre 20.000 hectares au lieu des 14.000 hectares habituellement réalisés. Au département d’Aziz Akhannouch, on souligne que ce nouveau système est axé sur l’instauration d’un prix en se référant aux prix du marché des céréales communes, majoré d’une prime de multiplication de 15 %. «Le nouveau système entend donner plus de souplesse aux sociétés semencières dans la détermination des prix de vente, en maintenant un différentiel raisonnable avec le prix des céréales communes (30 %)», selon la même source.
Ainsi, le montant de subvention unitaire proposé au titre de la campagne agricole 2008-2009 sera de 115 dirhams le quintal pour les semences certifiées de céréales d’automne (catégories G3, G4, R1 et R2). Sur la base d’un volume de vente prévisionnel en semences céréalières, évalué à 1 million de quintaux (toutes espèces confondues), l’enveloppe budgétaire nécessaire pour ce soutien s’élève à environ 115 millions de dirhams.  «Ajouté à l’enveloppe nécessaire pour la couverture des frais de stockage des semences évaluée à près de 10 millions de dirhams, le montant global du soutien de l’Etat au secteur semencier s’élève à environ 125 millions de dirhams, financés à partir des ressources du Fonds de développement agricole», selon les responsables du ministère de tutelle. Au cours des trois dernières campagnes agricoles, les ventes de semences certifiées ont atteint 670.000 quintaux, puis 760.000 quintaux et 800.000 quintaux, aboutissant ainsi à l’épuisement total des disponibilités en semences. Les responsables du ministère de tutelle précisent que ces «disponibilités restent également tributaires de l’évolution des conditions climatiques et du niveau de la récolte précédente».

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