Déjà en 1994

Stéphane Aït Idir, Redouane Hammadi et Tarek Felah sont les trois apprentis terroristes qui composaient ce commando. Ils s’étaient infiltrés à l’hôtel Atlas Asni vers 10 heures. Les premiers sont originaires de la cité 4000 à la Courneuve (France) tandis que le second est venu d’Orléans.
Cagoulés et armes automatiques au poing, deux de la bande firent irruption dans l’hôtel en tirant des rafales en l’air. Pris de panique, les six touristes présents dans le hall n’avaient pas bougé d’un cran. Sous la menace de leurs armes, ils intimèrent l’ordre au personnel en service de leur remettre le contenu de la caisse. Une hôtesse d’accueil qui s’était cachée sous un bureau n’oubliera jamais ce qu’elle avait vécu ce jour-là. Après l’avoir découverte, Stéphane Aït Idir la saisit par les cheveux, la fit sortir et lui posa le canon de son arme sur la tempe. Il prit un malin plaisir à faire durer ce petit jeu jusqu’à ce qu’elle perde connaissance. Elle en gardera un traumatisme psychologique durant plusieurs mois. Les deux comparses s’emparent de la somme dérisoire de 10 000 DH et, en sortant, tirent sur le petit groupe de touristes restés figés devant la réception. Les terroristes sautèrent dans une voiture où les attendait leur complice et prirent la poudre d’escampette. L’attaque perpétrée contre Atlas Asni s’était soldée par le meurtre de deux touristes espagnols, alors qu’une touriste Française sera grièvement blessée. Aït Idir et Hammadi seront condamnés à mort par la justice marocaine. Tandis que Tarek Felah avait réussi à échapper aux autorités marocaines et avait pris l’avion d’Oujda à destination d’Orly. Appréhendé le 19 décembre 1994 au poste frontière de Bad Reichenhall, en Allemagne, il sera extradé en France le 25 juillet 1995.
Après l’attentat de l’hôtel Atlas Asni, la police pensa avoir entre les mains l’affaire d’un vulgaire hold-up. Les enquêteurs s’étaient rendus vite à l’évidence qu’ils étaient confrontés à l’entrée en scène d’un réseau terroriste. Pour la première fois dans l’Histoire, la main de la terreur avait frappé le Royaume Chérifien. Le réseau projetait en fait de perpétrer d’autres attentats à Casablanca, Tanger et Fès.
À Casablanca, c’est une synagogue qui était dans le collimateur d’un autre commando, composé de deux Marocains, en l’occurrence Mohamed Azil et Abderrazak Mountassir, tous deux emprisonnés en France, et d’un Algérien, Hamel Merzoug, condamné à mort et détenu à Kenitra. Planifiant au départ de signer un carnage lors de la présence des juifs dans l’édifice, les trois complices s’étaient contentés d’arroser le mur d’un cimetière juif de leurs pistolets-mitrailleurs.. L’unité affectée à Fès, quant à elle, devait se livrer à des assassinats contre les éléments de la police. Ce commando était composé de deux Marocains, Abdeslam Garoise et Abderrahmane Boujedli, ainsi que d’un ancien parachutiste français, Kamel Benachka. Les deux premiers seront cueillis par la police marocaine, tandis que le troisième sera interpellé par la police française un an plus tard.
Le quatrième groupe avait la tâche de perpétrer l’attentat le plus meurtrier. En effet, composé de Farid Zarouali, Mustapha Ben Haddou et Abdelaziz Ghouzlane, le commando posté par l’organisation terroriste à Tanger devait commettre des actes de terreur au sein du club Aquarius. Les tueurs devaient se rendre sur la plage et ouvrir aveuglément le feu sur les baigneurs. Finalement, ils avaient renoncé à leur acte sanglant et étaient repartis en France où ils seront écroués. 

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