Dérapages journalistiques

L’affaire de la dissolution de la section de Laâyoune du Forum vérité et Justice (FVJ) met en avant, encore une fois, le rôle de la presse nationale. En effet, une partie de celle-ci a joué le jeu des séparatistes en colportant de fausses informations livrées par la section du FVJ de Laâyoune, en donnant la parole et même en soutenant ses responsables, présentés d’ailleurs comme des "victimes du système".
Depuis quelques mois, un phénomène de "victimisation" s’est développé au Maroc. Les chemins qui mènent vers la gloire sont longs mais la victime préfère passer par des raccourcis.
Une chose est sûre. Toute information nuisible à l’image de marque du Maroc et créée de toutes pièces par les "taupes du Polisario" est une aubaine pour les séparatistes et leurs commanditaires. Des actions motivées par un désir de revanche et de vengeance contre certaines autorités administratives locales. Des articles de journaux nationaux sont ainsi systématiquement introduits dans le circuit de la propagande anti-marocaine. Ce manque de lucidité de la part de certains supports marocains ne peut que faire l’affaire du Polisario. Les exemples ne manquent pas. Au-delà de l’attaque d’un ministre des Affaires étrangères, c’est sans doute toute la diplomatie marocaine qui est visée et partant la légitimité de la lutte pour l’intégrité territoriale dans un contexte politique délicat. A qui profite ce crime? Certainement pas au Maroc.
En outre, présenter une personne comme une victime, alors qu’elle est clairement favorable aux thèses des séparatistes, et de surcroît au nom des droits de l’homme, c’est induire les lecteurs marocains en erreur et saper tous les efforts fournis par la société civile marocaine et les véritables défenseurs des droits de l’homme. Les disparitions et les atteintes aux droits de l’homme ont été reconnues au plus haut niveau de l’Etat. Une procédure d’indemnisation a même été lancée. La Déesse aux cent voix doit, elle aussi, faire preuve de patriotisme. Encore faut-il avoir le courage nécessaire. Par leur attitude irréfléchie, certains organes de presse semblent manifestement avoir opté pour "la ligne dure". Un fonds de commerce qui semble plaire aux ennemis du Maroc. En fait, en abusant du quatrième pouvoir, on finira par le détruire et non pas le consolider, contrairement à ce que pensent certains.

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