Des jours qui vont capter les regards

Après l’annonce des résultats définitifs des élections du 27 septembre 2002, les regards sont désormais portés sur les prochains jours. Les questions d’actualité concernent donc les compositions des nouveaux appareils législatif et exécutif. Pour plusieurs observateurs, c’est la gestion du temps et des alliances politiques qui pose problème.
Quelle sera la composition du prochain gouvernement ? quand et comment sera-t-il constitué?
S’il est clair que conformément aux dispositions de la Constitution (art. 40), SM le Roi présidera le vendredi 11 octobre, soit le deuxième vendredi après les élections législatives, l’ouverture du Parlement, annonce Benyounès Merzouki, professeur de droit constitutionnel à l’Université Mohammed VI de Rabat, il n’en demeure que pour le reste de l’opération rien n’est établi de manière définitive. Mais pour le politologue Mustapha Sehimi, «l’élection du bureau et du Président du Parlement constitue une indication politique sur la composition de la majorité parlementaire. Le Premier ministre actuel présentera juste après sa démission au souverain». Et d’ajouter que «c’est à ce moment-là que SM le Roi peut nommer un Premier ministre; lequel entame, à son tour, des négociations pour la composition de son gouvernement.».
La question qui se pose à ce niveau, pour l’instant, concerne la gestion du temps. Le pays n’a pas à attendre que toutes les commissions de la chambre des représentants soient constituées et qu’il y ait examen du règlement intérieur de cette institution avant de passer à l’étape concernant l’appareil exécutif. Ces deux opérations, précise M. Merzouki, peuvent être amorcées de manière parallèle et concomitante. D’un autre côté, au vu de la lenteur de cette opération et de la pression du temps, il y a lieu de se demander si ce n’est pas nécessaire d’agir vite pour mettre en place un nouveau gouvernement qui sera chargé de présenter la loi de Finances ; et ce sachant que les discussions sur ce sujet nécessitent 70 jours selon la loi organique relative à la gestion du Parlement.
Selon ce point de vue, les deux démarches peuvent se faire en même temps, et le travail structurel de l’enceinte parlementaire et les concertations politiques qui mènent à la constitution du gouvernement. Pour ce qui est du statut du Premier ministre actuel, les choses sont claires.
La nouvelle personne appelée à ce poste dispose de 40 jours pour former son gouvernement et relancer la nouvelle exécutive.

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