Des ONG sahraouies exigent une enquête internationale sur ce qui se passe à Tindouf

Des ONG sahraouies exigent une enquête internationale sur ce qui se passe à Tindouf

La vérité, toute la vérité, sur la vague de répression subie, depuis lundi dernier à Tindouf, par les Sahraouis opposés à la direction du Polisario. C’est ce qu’a réclamé l’Association des portés disparus au Polisario (APDP), dans un communiqué rendu public hier mardi. Contacté par ALM, le président de cette association, Dahi Aguai, a exprimé «la vive préoccupation des habitants des provinces du sud quant au sort de leurs proches séquestrés dans les camps de Tindouf». Dénonçant ce qu’il a appelé un «nouvel épisode de la tragédie à huis clos qui se déroule actuellement dans les camps du mal», le premier responsable de l’APDP a demandé une intervention urgente de la communauté internationale pour protéger des civils sahraouis sans défense, dont le «tort» est de vouloir exprimer simplement un avis contraire à celui de la direction du Polisario. Le même responsable a revendiqué une enquête pour déterminer les circonstances de l’enlèvement de plusieurs opposants au Polisario, notamment le jeune Braïka Ould Slimane Ould Othmane. Selon l’APDP, M. Braïka, âgé de 30 ans, aurait été enlevé le 31 mai dernier à l’entrée de Tindouf et conduit vers une destination inconnue. L’APDP, à l’origine de la plainte déposée fin 2007 à Madrid contre les tortionnaires du Polisario, a également appelé les organisations humanitaires à se mobiliser pour obtenir «une protection internationale aux Sahraouis détenus dans les camps de Tindouf» contre les bavures anarcho-policières, orchestrées et dirigées par l’Algérie et le Polisario. L’Association, basée à Laâyoune, considère que «l’Algérie est responsable de la sécurité de nos frères sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf».
Pour rappel, les services de sécurité algériens ont entamé, lundi dernier, un nouveau cycle de répression contre de jeunes cadres sahraouis en raison de leur participation à un meeting organisé à Madrid du 27 au 29 mai dernier sous le thème du Sahara. Cette nouvelle opération répressive se veut un acte de représailles contre les participants à ce meeting, lors duquel les intervenants ont appelé Alger à reconsidérer simplement sa position sur le conflit du Sahara. Tout en revendiquant une place à la table des négociations, ils ont fait remarquer que, dans les camps de Tindouf, ils sont nombreux «les courants et les mouvements de sahraouis à refuser d’être représentés par cette junte qui dirige le Polisario». Dernier vestige de la tristement célèbre époque stalinienne. 

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