Des relations commerciales intenses

Les derniers chiffres en matière de relations commerciales entre la France et le Maroc, datant du début de cette année, annonce une progression des échanges commerciaux.
Cette dernière traduit l’importante croissance des exportations qui s’élèvent à 3 milliards de DH, en hausse de 18,9% par rapport à l’exercice précédent. En revanche, durant l’année 2000, la France a enregistré un excédent commercial de l’ordre de 460 millions de DH. Il s’explique notamment par l’accroissement des importations de céréales, lié à la sécheresse et au ralentissement de la progression des exportations marocaines vers la France. Elle reste le premier partenaire commercial du Maroc en 2000.
La France a principalement réalisé ses exportations en 2000, en matière des biens intermédiaires avec 49%, ensuite viennent les biens d’équipements avec 22% et les produits agroalimentaires avec 11%, le même taux est enregistré pour les biens de consommation. Quant en matière d’importation, l’Hexagone a acheté à hauteur de 43% des biens de consommation marocains, les biens intermédiaires s’élèvent à 31% et viennent enfin les produits agroalimentaires. Autre fait de première importance. Les experts français soulignent que « la baisse de la dépendance agroalimentaire du Maroc et l’intensification de la concurrence étrangère » favoriseront la réduction de la part de marché au Maroc de la France. Ainsi, elle passe de 22,5% en 2000 à 22%, taux affiché au cours du premier semestre 2001.
Par ailleurs, la France est également le premier créancier public du Maroc. En 1997, la dette extérieure marocaine était de 16,7% du total de la créance. Puis en 2000, elle totalisait près de 13,3%, cette baisse traduit le programme de conversion de dettes en investissements initié par la France. Relativement aux investissements privés garantis, la COFACE lance une ligne à court et à long terme. Renouvelable tous les deux ans, depuis 1996, pour le financement d’achats de blé (500 000 tonnes par an) par les importateurs marocains, cette ligne se réalise aussi sur la base de crédits acheteurs à 7 ans. En termes de flux, la France enregistre en matière d’investissements d’origine plus de 25%, avec en 2000 1,3 milliards de DH sur un total de 208 milliards de DH. Et avec le rachat de 35% du capital de Maroc Télécom par Vivendi Universal, elle occupe toujours en 2001, le premier rang. Ensuite viennent, les groupes Lafarge, Auchan, Club Méditerranée et Accor, qui annoncent des projets pour un montant global de 4,5 milliards de DH. Toujours sur le plan de chiffres, près de 500 sociétés françaises sont implantées au Maroc. 380 sont des filiales d’entreprises françaises, incluant une trentaine de filiales d’entreprises étrangères établies en France.
En somme, la stratégie française repose sur des démarches de délocalisation mais également de relocalisation et touche à l’ensemble des secteurs d’activités.

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