Détroit de Gibraltar : le projet de tunnel relancé

Les sociétés publiques espagnole SECEG et marocaine SNED ont chargé, en septembre 2006, un consortium de quatre entreprises de mettre sur pied un nouveau projet de liaison ferroviaire sous-marine entre les deux pays.

Selon l’ingénieur suisse Giovanni Lombardi, spécialisé dans les grands ouvrages et auteur notamment du tunnel suisse du Gothard long de 17 kilomètres, ce pré-projet reprend en fait un projet déjà mis au point en 1996 puis abandonné.

L’ouvrage aurait une longueur totale de 38,7 kilomètres, dont 28 kilomètres sous la mer, et passerait en son milieu à 400 mètres sous le niveau de la mer.
Il s’agirait d’un tunnel exclusivement ferroviaire, car un ouvrage ouvert au trafic de véhicules présenterait trop de risques d’accidents et serait difficile à ventiler en raison de sa longueur, explique l’ingénieur suisse.

Les quatre entreprises chargées d’étudier le dossier –Typsa (Espagne), Ingema (Maroc), Geodata (Italie) et l’entreprise suisse de M. Lombardi– disposent d’un an pour remettre un pré-projet actualisé.

M. Lombardi précise que le coût d’un tel ouvrage avait été estimé à quatre ou cinq milliards d’euros, il y a dix ans. Il faudrait aujourd’hui réévaluer le coût en tenant compte de l’inflation et des surcoûts liés aux nouvelles normes de sécurité, précise l’ingénieur.

Angel Fernandez-Aller, ingénieur pour la société espagnole Typsa également cité par El Pais, indique pour sa part que le tunnel pourrait entrer en service à horizon 2025, mais que tout dépend de la volonté politique.

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