Dysfonctionnement

Le Conseil Royal Consultatif des affaires sahariennes créé, il y a quelques années par feu SM Hassan II continue à exister sans qu’il n’arrive à être opérationnel.
Du coup tous les objectifs et espoirs portés sur cette importante instance pour défendre la cause nationale n’ont pas été atteints à cause d’un dysfonctionnement incompréhensible. Ce conseil qui était présidé par le souverain défunt comportait près de 100 membres auxquels sont venus s’ajouter d’autres sahraouis qui ont fui les camps de Tindouf. Il comptait en outre des vice-présidents tels le gouverneur de Dakhla, Rhailan, Mohamed Cheikh Rguibi et Brik Zerouali.
Tous ces membres étaient nommés par Dahir et avaient pour mission de contacter et de tenir informer les habitants du Sahara sur l’évolution de ce dossier. Chaque membre était censée travailler dans sa région ou dans sa tribu afin de consolider par ses contacts l’union sacrée autour de notre intégrité territoriale. Mais après l’euphorie des premiers mois qui ont suivi sa création, le conseil consultatif royal a été atomisé par de multiples divergences sur la composition de son bureau et la nature de son fonctionnement. Il était question au début de l’ouverture de bureaux régionaux à même de passer le message de proximité, mais ce projet est lui aussi tombé à l’eau.
Depuis, la mission du Conseil a été presque gelée et seuls quelques-uns de ses conseillers ont continué à faire, bon mal an, leur travail. On a essayé à un certain moment de le redynamiser en payant des attributions aux conseillers, mais comme aucun budget n’a été alloué à cet effet, l’Etat n’a pas pu assurer la régularité de versement de ces appointements à ces conseillers. C’est l’une des raisons qui a poussé certains de ces derniers à bouder ce Conseil mais il faut convenir que la cause principale de ces dysfonctionnements relève plutôt de certaines susceptibilités et la prédominance de mentalités révolues. Pourtant le rôle politique de cette instance était cruciale et primordial pour véhiculer l’importance de l’union devant l’acharnement de nos adversaires.
Le vice-président de ce Conseil, Brik Zerouali, est très formel sur ce point et insiste pour que cette instance retrouve toute sa place au Sahara marocain :’ dans ces moments cruciaux où les ennemis de notre nation ont dévoilé leurs visées expansionnistes, il est devenue impérative de réactiver le conseil consultatif royal des affaires sahariennes. Mais il est indispensable de l’assainir pour choisir les conseillers les mieux aptes à accomplir cette mission. Il existe certainement des gens qui n’ont pas intérêt à ce que cette institution fonctionne normalement. On l’a constaté quand on l’Etat avait élaboré un projet de loi pour le fonctionnement du CRCAS. Mais certaines personnes sont intervenu pour bloquer ce projet qui a été finalement mis dans les oubliettes ».

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