Economie : L’UE appuie les réformes au Maroc

Elément essentiel du plan d’action européen vis-à-vis du Maroc, le développement économique du Royaume, et les multiples réformes auxqueles il engage le Maroc, occupent une bonne place dans la longue liste d’initiatives au programme. A commencer par le cadre macro-économique, dans lequel l’UE appuie la consolidation de la stabilité du cadre macro-économique, la maîtrise du déficit budgétaire à un niveau soutenable et l’échange d’expérience et d’expertise en vue de l’évaluation et du suivi de l’impact budgétaire des dépenses fiscales.
Ceci, ainsi qu’un échange de vues sur l’opportunité d’un régime plus flexible de taux de change parallèlement au processus de libéralisation graduelle du compte capital. Les réformes structurelles et le progrès vers une économie de marché fonctionnelle et compétitive suppose également une amélioration de la performance et la compétitivité de l’économie marocaine. Ce serait par la poursuite de la modernisation du système financier, notamment des banques publiques, et renforcement du secteur non bancaire (assurances, système de retraite). Sans oublier la mise en oeuvre du nouveau Statut de la Banque Centrale et le renforcement de son rôle de supervision dans le cadre d’un système financier plus intégré.
Par secteurs d’activités, l’UE se dit pour la diffusion et l’échange d’informations sur les politiques agricoles et le transfert d’expertises et d’expériences, notamment à travers l’amélioration des structures agricoles et des circuits de commercialisation, le développement et l’amélioration des infrastructures rurales, la diversification des activités économiques en milieu rural, la valorisation et la promotion de la production de qualité, l’incitation du secteur privé à l’investissement, la recherche en vue de l’amélioration de la productivité et de la qualité, la mise en place de mesures d’accompagnement socio-économiques des différentes réformes, en plus du soutien à la mise en place des réformes en matière de politique agricoles sectorielles et l’appui à la réforme du régime foncier.
En matière d’emploi et de politique sociale, l’UE tend à rapprocher la législation marocaine des normes et pratiques de l’UE. A court terme, il s’agira de poursuivre le dialogue sur l’emploi et la politique sociale en vue de développer l’analyse commune de la situation et d’identifier les défis et mesures possibles (dialogue social, droit du travail, égalité entre femmes et hommes, santé et sécurité au travail, politique d’emploi, protection et inclusion sociales). Il s’agira également de poursuivre le dialogue sur les conditions de vie et de séjour des travailleurs marocains et de leurs familles légalement résidants dans l’Union en vue de la recherche des voies et des conditions de progrès à réaliser pour assurer l’égalité de traitement et améliorer l’intégration sociale. Autre axe, la santé et la sécurité sur le lieu de travail par la prévention des risques professionnels, l’extension des services de santé au travail en conformité avec la nouvelle législation, l’appui à la mise en oeuvre de conventions de l’OIT relatives à l’utilisation du benzène et de l’amiante.
A moyen terme, l’effort sera tourné vers l’appui à la mise en oeuvre des nouvelles dispositions du Code du travail, la poursuite de l’adoption des décrets d’application du nouveau Code du travail et appui à la mise en oeuvre du Code y compris par l’aide aux programmes de formation, d’information et de communication, et le renforcement des capacités institutionnelles de l’inspection du travail. Il est également question d’un rapprochement de la législation marocaine des normes communautaires dans le domaine social et de la poursuite le dialogue social à tous les niveaux (bipartite et tripartite).

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