Éditorial : Algesario

On savait depuis longtemps que nos voisins algériens sont très allergiques à tout ce qui est marocain. On savait que les officiels, politiques et militaires, en ont fait une fixation jusqu’à sursauter et dégainer à chaque fois qu’ils sont effleurés par le moindre souffle venant de l’Ouest. On savait, et le monde entier le sait, que les dirigeants de ce pays ont fabriqué un faux mouvement de bandits armés qui ont tué et séquestrés des centaines de Marocains. Mais après tout ce mal qui nous est infligé par un soi-disant voisin, on n’a jamais imaginé que l’Algérie officielle allait pousser l’effronterie jusqu’à confondre un parti marocain avec le FLN. Ce n’est pas quand même l’effet du jeûne qui a poussé les responsables du ministère des Affaires étrangères à convoquer l’ambassadeur du Maroc en Algérie pour une affaire qui ne le concerne pas. Car si le Parti Libéral Réformateur (PLR) marocain publie un communiqué dans lequel il revendique les territoires marocains occupés par l’Algérie, en quoi cela implique le gouvernement marocain ? Le ridicule n’a jamais tué les dirigeants algériens. Mais de là à devenir aussi hystérique et à bafouer tous les usages diplomatiques pour un petit communiqué d’un petit parti, cela relève de la psychopathie. A moins, et l’on serait pour une fois d’accord avec la junte militaire, que les Algériens ne soient secoués par la ténacité de la géographie et de l’histoire. Peut-être que les dirigeants algériens sont revenus à la raison et ont compris que le colonisateur avait annexé des territoires marocains pour les intégrer à la fameuse Algérie «française», sauf que tout le monde sait que l’Algérie, depuis Ben Bella et Boumedienne, a essayé de créer le plus les problèmes avec le Maroc pour le détourner de ces revendications légitimes. Le parrainage du Polisario en est un tout comme les prétendus principes du droit des peuples à l’autodétermination. Ce que ne savent pas les officiels qui ont demandé des explications à l’ambassadeur marocain, c’est que tous les Marocains adhèrent à la thèse de ce parti. Tous les Marocains aussi sont scandalisés par l’attitude du ministère des Affaires étrangères qui a transgressé les règles les plus élémentaires de la diplomatie. Le gouvernement marocain devra réagir de la façon la plus ferme à cette énième provocation algérienne qui s’est produite après une campagne orchestrée par la presse algérienne. Une presse qui ne rate pas un jour pour fustiger le Maroc et ses institutions de tous les maux. Et si on adopte la logique algérienne face à un communiqué d’un parti, le ministère marocain serait appelé à convoquer quotidiennement l’ambassadeur algérien pour lui demander des explications sur ce que écrivent les journaux de son pays. Quand on sait par exemple que le Quotidien d’Oran se confond dans l’ignorance ou les mensonges comme celui de qualifier Mohamed Ziane de ministre du gouvernement Youssoufi, il faudrait peut-être porter l’affaire devant le Tribunal Pénal International (TPI).

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