Éditorial : Certificat de décès

Le Polisario s’active pour fêter en grande pompe, lundi 27 février,  le 30ème anniversaire de la proclamation de la chimérique RASD.  Pâles festivités qui auront l’allure d’un enterrement d’une pseudo-cause. Le certificat de décès a été signé le jour même de sa naissance. Le cœur n’y est plus.  Un anniversaire triste qui n’a rien à envier aux précédents. Il a les couleurs du mirage dans une chaleur torride au milieu du désert et du cauchemar pour les populations marocaines séquestrées dans les camps de Tindouf.
Ces dernières n’en peuvent plus mais. Fatiguées d’être prisonnières dans un endroit inhumain alors qu’elles ont leur place dans la mère- patrie. Lasses de voir leur calvaire se prolonger sans cesse alors que l’espoir se trouve au Maroc.
Que fait le HCR pour permettre à ces victimes de retourner chez-elles ?  Pour le moment rien. Mais la bande à Abdelaziz, passée experte dans la fuite en avant, est arrivée au bout de ses mensonges. Ni indépendance, ni référendum. Seule la solution politique, l’autonomie du Sahara sous  souveraineté marocaine, est viable. En attendant sa mise en œuvre, les observateurs internationaux s’inquiètent du devenir des membres du Polisario qui peuvent être fortement tentés par l’aventure terroriste dans cette immense zone incontrôlable sahélo-saharienne. Le risque existe déjà. Il faut le contrer.      
Trente ans donc de propagande, d’errements et de mystification ne peuvent conduire qu’à la politique du pire. Le certificat de décès de la fausse cause du “peuple sahraoui“ a été signé le jour même de sa naissance au forceps. C’était en 1983 que la prétendue RASD fut reconnue  avec la complicité de l’Organisation de l’Union Africaine ( ex-OUA)  devenue Union africaine (UA) et la diplomatie du chéquier de l’Algérie de Boumedienne. L’ex-secrétaire général de cette instance, à l’époque Edem Kodjo, Premier ministre de son pays le Togo, a fait récemment amende honorable dans une déclaration à la presse.
Il semble regretter sérieusement cette grosse mascarade et surtout le retrait de Rabat de l’instance africaine en guise de protestation. L’absence du Maroc, pays qui a son poids sur le continent, s’est tellement faite sentir que nombre de pays africains et les Etats-Unis réclament aujourd’hui sa réintégration dans l’UA pour y introduire un équilibre géopolitique nécessaire qui fait actuellement défaut.
Le Polisario, de plus en plus isolé, est aux abois. Conscient que l’indépendance du Sahara est aussi illusoire que le sont leurs thèses farfelues, les dirigeants de cette bande cherchent depuis plusieurs mois à installer leurs institutions fictives dans la zone tampon de Tifariti qui doit normalement rester  vierge selon les accords de cessez-le-feu signés en 1991, sous l’égide de l’ONU, entre le Maroc et le Polisario. Ce qui ressemble à un fait accompli, une violation grave,  a été dénoncé par la diplomatie marocaine auprès de l’instance onusienne. Celle-ci a obligation d’intervenir pour faire respecter les engagements des uns et des autres.

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