Éditorial : Désaveu

En affirmant que l’affaire du Sahara marocain est un conflit qui oppose le Maroc à l’Algérie, le président de la république française, n’a fait que confirmer une vérité connue par tous. Ce qui différencie, Jacques Chirac, ce grand homme d’Etat de ses pairs, c’est son franc-parler légendaire qui a toujours caractérisé ses prises de positions. De Gaule n’est pas mort autant que son « machin » de l’ONU, n’a aucunement évolué depuis sa disparition. Pis encore, la société des Nations qui a été constituée en 1945 pour défendre la justice dans tous les pays du monde, n’a pas cessé de faillir à sa mission. Elle est devenue un outil de diversion démocratique sous la coupole d’une dictature mondiale pour semer l’injustice et la violence. Les Etats-Unis, en l’occurrence, utilisent l’ONU pour cautionner un néo-colonialisme ravageur et protéger ses alliés dans le terrorisme d’Etat comme Israël. C’est cette injustice qui fait réagir fermement Chirac pour condamner l’occupation illicite de l’Irak et les aberrations d’Israël en Palestine. Il est, de ce fait, l’un des rares chefs d’Etat dans le monde, sinon le seul à tenir tête à l’arrogance et au despotisme des Américains. La voix de la France en la personne de son président et de son ministre des Affaires étrangères charismatique, résonne dans le monde comme celle de la justice et des droits de l’homme. C’est pour cela que les propos de Chirac sur la question du Sahara marocain nous réconforte parce qu’ils représentent une voix du droit et de la raison. D’autant plus que la France de par son histoire dans la région maghrébine dispose des preuves irréfutables de la marocanité du Sahara. Il est vrai que l’Espagne, le dernier colonisateur du Sahara marocain, connaît mieux que quiconque l’histoire et la géographie de la région, même si ce pays persiste à vouloir les falsifier pour des raisons mesquines. Toutefois, les archives de l’Etat français sur le découpage « protectoral » du Maroc sont à même de désavouer l’Espagne, l’Algérie et le petit restant des défenseurs de leur thèse séparatiste. Ou plutôt répartitioniste. La junte militaire algérienne qui commande ce pays n’a-t-elle pas avoué publiquement dans une proposition à l’ONU son envie de partager le gâteau, quitte à piétiner ses pseudo-principes d’autodétermination ? Mais le gâteau marocain n’est à partager par personne comme l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Laâyoune en rappelant qu’aucun grain de sable ne sera cédé à quiconque. Comme l’ONU, ce machin qui roule avec le veto américain ne peut en aucun cas imposer une solution au Maroc dans ses provinces du sud où il est souverain. Ce qui est par contre possible et plausible, c’est que notre pays a le droit de réclamer une bande de son territoire de l’Est annexé à l’Algérie pendant l’occupation française. Pour la gouverne des gouvernants militaires algériens, l’accord sur les frontières entre le Maroc et l’Algérie attend qu’il soit paraphé par le Parlement marocain. Autrement Tindouf, Hassi Messoud, Colomb Bechar et autres demeurent, historiquement et juridiquement, des localités marocaines. Beaucoup de fronts de libération pourraient être créés pour les libérer et contrairement aux mercenaires du Polisario algérien, ils ne seraient composés que de patriotes marocains.

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