Éditorial : Investir dans la sécurité

Rien ne peut vivre sans la sécurité. C’est la loi de la nature qui assimile la protection du corps et des biens à un instinct de survie chez tous les êtres vivants de la terre. Qu’ils soient hommes ou animaux. Dans la ville ou dans la jungle, la sécurité est omniprésente  dans l’esprit de tout un chacun et ce depuis la nuit des temps. Ce n’est donc pas une création des temps modernes que de constituer une police, une armée et des services de renseignements. Tout simplement parce qu’un Etat normalement constitué doit se protéger pour pouvoir garantir la paix et la sérénité à sa population. Autrement l’instinct de survie est un sentiment instantané comme il engendre d’une manière tout aussi spontanée le recours à une protection contre toute agression.
La police donc, sous toutes ses formes et ses uniformes, est par définition une nécessité absolue pour la protection des citoyens. Vouloir à tout prix lui coller une étiquette de répression est vraiment aléatoire en ces temps ou le terrorisme s’exporte comme des …idées reçues d’un monde étranger au nôtre. Contrairement à ce que croient ceux qui se considèrent comme les détenteurs de la bien-pensance chez nous, la sécurité ne contraste aucunement avec la liberté. Bien au contraire personne ne peut se targuer d’être libre quand sa vie est mise constamment en danger par la folie des autres. Et la plus horrible des folies qu’a connues le Maroc est celle du vendredi 16 mai, quand des détraqués, bannis par l’Islam, et qui se réclament de lui, se sont fait exploser en tuant des dizaines d’innocents.
Ce soir-là, ceux qui tiraient à boulets rouges sur la police auraient eu peur, comme tous les Marocains, tout en pensant à la nécessité de la sécurité. L’instinct de survie revient au galop, ce qui est tout à fait naturel . C’est un raisonnement qui pourrait paraître simpliste, mais les éternels détracteurs du « système sécuritaire » n’hésiteraient pas une seconde à demander la protection d’un policier s’ils se trouvent dans une situation de danger. Autrement l’existence de la DST, des RG, de la sécurité publique et de la gendarmerie est indispensable pour ceux –là mêmes qui les fustigent de critiques virulentes et gratuites. Car s’il y a des abus et des violations des droits humains perpétrés d’une manière individuelle, cela reste cantonné à des cas isolés qui ne peuvent en aucun cas refléter la réalité du terrain de la liberté. L’après 16 mai aurait normalement changé cette fausse idée chez certains car l’ampleur des explosions de Casablanca ont crevé les tympans de la liberté de tous les Marocains à travers le Royaume. Autant dire que l’on se sent davantage sécurisé aujourd’hui quand on voit la police partout dans les gares, les ports et les aéroports.
L’instinct de survie, toujours le même chez tout le monde, encourage aujourd’hui l’investissement dans la sécurité, sans laquelle tout projet de société serait superfétatoire. L’Etat devrait renforcer ses effectifs de sécurité en recrutant les jeunes diplômés-chômeurs. Il devrait améliorer la situation financière de ces policiers qui veillent sur nous jour et nuit et qui depuis le 16 mai ont démontré encore une fois qu’on peut compter sur eux pour maintenir la stabilité d’un pays visé par des extrémistes de tous bords.

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