Éditorial : Le Polisario réfléchit

Le Polisario a une stratégie ! C’est ce qui est consigné dans le document exclusif de 6 pages (voir article ci-contre) que nous nous sommes procurés par nos propres moyens. Cette stratégie qui concerne l’année 2005 et sent trop la griffe d’Alger , la bande à Abdelaziz l’a revue et corrigée à la lumière des derniers développements qu’a connu le dossier du Sahara marocain.
La stratégie polisarienne s’articule autour d’un ensemble d’actions et d’initiatives propagandistes à caractère officiel ou non, visant dans le fond à faire du bruit sur la scène internationale notamment en Espagne, en Algérie et à Bruxelles. Objectif : occuper le terrain et maintenir une pression sur la partie adverse pour la mettre constamment sur la défensive. Une telle politique permet à la “cause sahraouie”, une chimère, de ne pas être jetée aux oubliettes et au robinet  de l’aide internationale, qui ira ensuite dans les poches des dirigeants de cette entreprise d’escroquerie,  de ne pas tarir. Une belle affaire. Tout ce qui concourt à ces buts est donc bon à prendre. Voilà comment le Polisario se vend à l’étranger. Les séparatistes ont toujours agi de la sorte. Pendant longtemps, ils se sont attirés la sympathie de l’opinion internationale à coups de propagande et d’esbroufe en jouant auprès des médias sur le fait qu’ils représentent “une minorité opprimée” par le Maroc. L’offensive des mercenaires, soutenus par l’Algérie, n’avait d’égale que l’absence de la voix du Royaume dans les instances qui comptent pour montrer  la vacuité des thèses de ses adversaires. Une absence qui a profité à ces derniers, leur permettant d’implanter leurs réseaux et de se constituer des comités de soutien un peu partout. Sans oublier les erreurs commises en interne dans la gestion de ce dossier où la dimension diplomatique fut longtemps mise à l’écart. Ce n’est que récemment que Rabat a commencé à contre-attaquer sur certains fronts notamment celui de la diplomatie associative animée par des gens qui connaissent bien le Polisario pour avoir passé plusieurs années dans les geôles ou les camps de Tindouf. Pas plus tard que mardi dernier, les autorités marocaines ont mis en place une commission commune composée des représentants des partis politiques chargée d’expliquer la cause du pays à l’étranger. Est-ce suffisant ? Le Maroc possède-t-il une feuille de route aux contours clairement définis avec des actions à mener et des objectifs à atteindre à court et moyen terme ? Sait-on ce qu’il faut faire à l’avance pour déjouer les manœuvres des séparatistes et les menées de leurs soutiens ? Et puis, cette question qui fâche :   À qui faut-il imputer les grands ratages de ces derniers mois, à savoir la reconnaissance de la RASD par le Kenya et l’Afrique du Sud ? Certes, la main de l’Algérie n’est pas étrangère à cette situation, mais  quelle est la nature du travail de la diplomatie marocaine en direction de l’Afrique anglophone traditionnellement hostile à la cause nationale ? Une chose est sûre : le fait de se défausser sur les adversaires a l’immense avantage de permettre aux responsables concernés de ne pas assumer leurs responsabilités en cas d’avanie.

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