Éditorial : Les leçons d’un voyage

Éditorial : Les leçons d’un voyage

La tournée effectuée par SM le Roi Mohammed VI dans les provinces du Sud marquera, sans aucun doute, le début d’une nouvelle étape dans le dossier du Sahara.
De l’avis de tous les observateurs, il est clair que l’on est en train d’assister au début de la fin de ce conflit. Et l’histoire retiendra que c’est le Maroc qui aura écrit le dernier chapitre, celui du dénouement d’un conflit artificiel provoqué par l’Algérie autour de la question de l’intégrité territoriale du Maroc. Un choix stratégique de ce pays, qui perdure d’ailleurs, pour bloquer ou contrarier l’évolution de notre pays.
Aujourd’hui, à travers sa visite aux provinces du Sud, le Souverain a transmis plusieurs messages forts à l’adresse des adversaires de la cause marocaine.
D’abord, le chef de l’Etat marocain a montré que l’enclenchement du processus de développement socioéconomique, de mise à niveau des infrastructures et d’amélioration des conditions de vie des citoyens est un choix ferme. Il émane  d’un Souverain ayant la volonté d’accélérer le cadence de la modernisation et des réformes. Un choix, également, qui va au-delà des considérations et de petits calculs politiques. Ceux qui, pour entraver la marche du Maroc vers le progrès, sont allés jusqu’à inventer une entité fantoche et à promouvoir une tendance séparatiste. Au bout de trente ans, ils n’ont abouti qu’à créer un drame humanitaire dans les camps de Tindouf. Mais, ce qui est encore plus dramatique, pour ces gens-là, c’est que, en tentant d’entraver la machine de développement du Maroc, ils ont arrêté la leur.  Et au-delà, ils ont bloqué celle de toute une région, celle du Maghreb en sacrifiant l’idéal de plusieurs générations de Maghrébins. 
La visite du Souverain aux provinces du Sud est aussi une réponse, explicite et directe, à tous ceux – y compris chez nous – qui ont voulu faire croire que la position du Maroc se serait fragilisée ces dernières années. Quand les uns agissent par sadisme, les nôtres font dans du masochisme de commande. Quand Alger parle, c’est Rabat qui a tort. Quand Tindouf gesticule c’est Rabat qui a tort. Quand Madrid hausse le ton, c’est Rabat qui a tort. Nous étions avant le voyage royal dans une situation telle que la propagande des services algériens ou des mercenaires polisariens était prise en charge directement, chez nous, par les nihilistes locaux. La trahison s’est transmutée en opinion.
Mais les images d’une population de patriotes authentiques qui est sortie massivement dans les rues du Sahara pour saluer le Souverain se passent de tout commentaire. Des images tellement fortes qu’elles ont impressionné les reporters espagnols venus couvrir cet événement les obligeant à changer le ton de leurs articles orientés et unilatéraux. 
Après le voyage royal et la manifestation massive des unionistes patriotes, il est évident que l’option de l’autonomie reste l’unique voie qui permettrait de sortir de l’impasse et une chance que les séparatistes doivent saisir.   

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