Éditorial : Les mercenaires de l’Histoire

Éditorial : Les mercenaires de l’Histoire

La polémique autour du musée dédié à la mémoire du maréchal Mohamed Mezian n’a pas pris. Et pourtant, ils ont tout tenté, les  marchands du délire et de la profanation. Les premières balles, parties d’Espagne sous la plume de celui qui se considère comme le spécialiste des affaires marocaines, ont fini en pétards mouillés entre les mains des journaux- relais au Maroc. Une opération de passe-passe aux objectifs évidents. Nuire, toujours nuire. Faire des procès en sorcellerie. Tout est préparé d’avance, la thèse, l’antithèse et la conclusion, pour valider leur mystification.
Ce n’est pas étonnant de leur part, eux, qui ont appris, tout à leurs divagations, à se vautrer dans l’irrévérence, s’érigeant, selon le sujet, tantôt en donneurs de leçons, tantôt en historiens du dimanche. Alors qu’est-ce qu’elles reprochent au maréchal ces bonnes âmes qui jouent aux vierges effarouchées ? Le fait qu’il ait fait la guerre en Espagne avec le général Franco. Une guerre qui comme toutes les guerres provoqua fatalement des dégâts de part et d’autre. Que feu Mezian ait fait carrière et gagné ses galons dans l’armée  du voisin du nord est un choix personnel qui ne concerne que lui et qui honore son pays natal.  Mais au final ceci n’enlève rien au mérite de l’homme qui a marqué son époque de sa bravoure et de sa stature. Ni à celui de ses enfants qui ont tenu, plus de 30 ans après sa mort, à perpétuer sa mémoire. Le maréchal leur doit au moins ça. Une action contre l’oubli, un geste pour l’Histoire qui mérite le respect. Et puis, quel meilleur acte qu’un musée dans un pays qui n’a pas l’habitude de distinguer ses meilleurs fils qui ont vécu et respiré en étant au service de la nation.
Bien sûr, les nihilistes ont par définition du mal à exister par rapport à autrui puisqu’ils fondent leur présence sur la négation, le reniement, et l’imposture. Alors, ils cherchent bien sûr à s’imposer par l’invective, la diffamation et l’insulte à la mémoire en cultivant une différence qui se nourrit de la  haine, de la hargne et du ressentiment. Et puis, quelle prétention que de s’approprier un travail normalement dévolu aux historiens en livrant par-dessus le marché des jugements hasardeux, à l’emporte-pièce et sans nuance aucune ? Quelle suffisance aussi de simplifier un pan de l’histoire du Maroc et de l’Espagne en empruntant le raccourci de la sentence puérile et de la mauvaise foi ! Là où la complexité du sujet appelle un débat sérieux, chez les nihilistes, c’est toujours une vision caricaturale et immature qui prend le dessus. Alors qu’est-ce qui reste de la littérature anti-Mezian ? Rien, l’Histoire ne retient pas la phraséologie. Elle se souvient des faits d’armes.  Et des faits avérés. Une chose est sûre:  les états d’âme d’une poignée d’individus qui ont fait de l’anathème et du mélange des genres leur pitance n’atteignent jamais leur cible. Après les honorables correspondants dévoilés, voilà les mercenaires de l’Histoire confondus !    

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