Éditorial : sortir de l’impasse

Le Maroc a l’intention de présenter au nouveau représentant du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Peter van Walsum, une voie de solution pour le conflit artificiel provoqué autour de l’intégrité territoriale du Royaume. La solution que le Maroc va proposer au représentant onusien est de nature à permettre un déblocage de la situation, à parvenir rapidement à une solution et à tenir compte des préoccupations de la communauté internationale tout en préservant le droit inaliénable du Royaume sur ses provinces du Sud.
Les grandes lignes de la proposition marocaine ont été dévoilées par le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri, dans des déclarations rapportées par l’agence de presse espagnole Europa Press.
Selon le responsable marocain, la voie de solution proposée par le Maroc consiste à engager des négociations avec le Polisario et l’Algérie sur une autonomie élargie dans les provinces du Sud et de soumettre par la suite le statut de ladite autonomie à une consultation populaire. Le ministre délégué a aussi précisé que tout ce processus devrait se faire dans le cadre des Nations Unies. Cette voie de solution présente deux particularités par rapport à toutes celles qui l’ont précédée. D’abord, en ce qui concerne la forme. Car, il s’agit de la première fois que le Maroc prend l’initiative de présenter un plan de solution. Avant, le Royaume se contentait de réagir aux propositions faites par les prédécesseurs de M. van Walsum. Ce fut le cas notamment pour les plans élaborés par l’ex-représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, James Baker, dont les trois propositions de solution n’ont pas réussi à débloquer le conflit et ce pour une simple raison : elles n’étaient pas viables. D’autre part, il est certain que le plan de solution présenté par le Maroc a la particularité de répondre à toutes les exigences de la communauté internationale tout en préservant le principe de la souveraineté nationale sur ses territoires. Ainsi, le projet de solution respecte d’abord le principe de l’acceptation par les deux parties puisqu’il prône une négociation directe pour parvenir à un accord sur le statut de l’autonomie. Ensuite, il insiste sur la nécessité de faire valider les statuts de l’autonomie via une consultation populaire. Et troisièmement, il précise que tout le processus devrait avoir lieu sous les auspices des Nations Unies afin qu’il bénéficie de la légitimité internationale.
En présentant ce plan de solution, le Maroc prouve encore une fois sa volonté de débloquer le conflit artificiel du Sahara et met l’autre partie devant ses responsabilités. La balle est ainsi dans le camp de l’Algérie qui doit saisir cette opportunité qui se présente devant elle afin de pouvoir mettre fin à sa politique de déstabilisation de la région maghrébine et de pouvoir aller de l’avant dans la construction du projet de l’UMA.   

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