Éditorial : Transparence

La chaîne de télévision régionale des provinces du Sud dérange. À peine cinq mois après son lancement, elle s’est déjà fait beaucoup d’ennemis qui essayent de la faire taire.
Parmi ses détracteurs figurent les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc. Ce qui est tout à fait normal. Il faut dire que la nouvelle chaîne fait un tabac à Tindouf. Nos compatriotes séquestrés dans les camps du Polisario ont découvert, grâce à ses émissions, la réalité de la situation dans les provinces sahariennes du Maroc. Ils ont ainsi découvert que, contrairement aux allégations du Polisario et aux discours de la propagande séparatiste, dans les provinces du Sud, comme dans toutes les autres régions du Royaume, les libertés d’expression et d’opinion sont des droits garantis par la loi et pleinement exercés par les citoyens. Il est donc tout à fait normal que la télé de Laâyoune dérange les dirigeants du Polisario et leurs acolytes. D’ailleurs, dès le 6 novembre 2004, date de son lancement, les séparatistes de Tindouf s’étaient empressés de travailler sur un projet de télévision dont les émissions seraient diffusées à partir du Sud-Ouest algérien en direction du Sud du Maroc. Mais, c’était sans compter avec la grande liberté d’expression dont bénéficie la télé des régions du Sahara. Ne pouvant pas se permettre une telle marge de liberté dans leur projet de télévision, ils ont fini par laisser tomber l’idée.
Toutefois, devant la menace de plus en plus grandissante que constitue la chaîne régionale de Laâyoune, ils ont opté pour une autre stratégie à savoir tenter de la saboter de l’intérieur. C’est dans ce cadre qu’entre la campagne de dénigrement menée par la bande à Ali Salem Tamek contre cette chaîne. Une campagne qui n’a eu aucun effet puisque les habitants de la région affichent leur satisfaction du travail effectué par l’équipe de la télé. 
Mais, les tentatives de sabotage ne viennent pas uniquement des pro-polisariens. Elles émanent aussi de certains élus locaux qui commencent à manifester leur malaise face à la forte teneur du débat démocratique qui a lieu chaque soir sur le plateau de la télévision de Laâyoune. En effet, l’équipe formée par des journalistes jeunes tous natifs des différentes régions du Sahara marocain a fait de cette chaîne régionale un modèle en la matière. Les débats sur les affaires locales, sur les aspirations des habitants, sur les problèmes de gestion locale et la dénonciation de tout ce qui ne marche pas, a perturbé les calculs de certains responsables locaux qui commencent à s’attaquer directement et ouvertement à son directeur.
Ainsi, le débat démocratique ouvert et transparent dérange ceux qui, au nom de la défense de la cause nationale, cherchent à monopoliser la vie politique locale. Mais, ces rentiers de la cause nationale doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il est temps pour eux d’apprendre à accepter les  divergences d’opinion au lieu d’essayer de museler les autres.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *