Éditorial : Transparence

Entre la réalité de la situation dans les villes du Sahara marocain et l’image diffusée par la propagande du Polisario, il n’y a point de correspondance. Depuis plusieurs semaines, les médias espagnols et algériens proches des séparatistes de Tindouf mènent une campagne pro-polisarienne sur le dossier du Sahara dont l’objectif principal est de faire croire à l’existence d’une Intifada dans les provinces marocaines du sud. Il s’agit d’une stratégie élaborée et financée par les services algériens que ALM a dévoilée dans son édition numéro 942 du 13-7-2005. Il n’est donc un secret pour personne que le Polisario a choisi l’arme de la propagande pour tenter de faire basculer en sa faveur l’opinion publique internationale.
Le scénario mis en place par la machine propagandiste algérienne et polisarienne est simple: profiter de chaque incident aussi banal soit-il dans l’une des villes du Sahara marocain pour créer la polémique en lui donnant un caractère politique. Il s’agit là d’une directive mentionnée clairement dans le document confidentiel définissant la stratégie du Polisario susmentionnée.
Une stratégie que les agents du Polisario tant à l’intérieur qu’à l’extérieur appliquent d’une manière très rigoureuse. De l’affaire du délinquant condamné à Laâyoune pour trafic de drogue qui a été érigé en "héros de l’Intifada sahraouie" aux candidats subsahariens à l’immigration clandestine, le Polisario ne rate aucune occasion pour créer la confusion autour de la situation  dans le Sahara marocain.
Mais, aujourd’hui, c’est une affaire assez particulière que le Polisario est en train d’exploiter dans sa propagande séparatiste. Il s’agit du décès dans des circonstances encore non élucidées d’une manière définitive d’un jeune homme natif de Laâyoune. Hamdi Lembarki est décédé le 31 octobre dans un hôpital de la capitale du Sahara marocain. Deux versions différentes sont données pour expliquer sa mort: la première émane du parquet de Laâyoune et affirme que le défunt aurait trouvé la mort des suites d’une blessure à la tête causée par une pierre. La deuxième version prétend que le jeune Lembarki aurait succombé sous la torture alors qu’il se trouvait entre les mains de la police. Ce décès est exploité par la propagande du Polisario qui prétend entre autres sur son site Internet que le défunt aurait trouvé la mort alors qu’il tenait entre les mains le drapeau de la fantomatique république sahraouie. Une information totalement démentie par sa famille qui affirme que Lembarki n’était pas pro-polisarien et qu’il n’avait jamais sympathisé avec les thèses séparatistes.
Face à cette campagne de désinformation, la réponse de l’Etat de droit doit se faire dans la transparence. Qu’il s’agisse d’une bavure de la police ou d’un décès provoqué par un jet de pierre émanant de manifestants agissant pour le compte du Polisario, la vérité doit être dévoilée. Une commission d’enquête s’impose.

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