El Othmani reprend son bâton de pèlerin

Les élus du PJD (Parti de la justice et du développement) organisent la troisième édition de la "Caravane de la lampe", et ce du 15 février au 15 mars 2007. Selon les responsables du parti, cette troisième édition concernera les régions qui n’ont pas figuré dans le programme des deux précédentes éditions : le Grand Casablanca, Tanger-Tétouan, Doukkala-Adba, le Gharb et le Souss.
Pour le PJD, il est question, lors de ces tournées et rencontres d’un mois, de faire connaître aux militants locaux l’expérience de leur parti, notamment au niveau parlementaire, de nouer des contacts avec les autorités et les ONG, mais aussi de prendre connaissance des potentialités des régions figurant au programme de cette troisième édition.
Une campagne électorale avant terme ? Lahcen Daoudi, secrétaire général-adjoint du PJD, rejette une telle affirmation et tire à boulets rouges sur les détracteurs de son parti. «Il s’agit plutôt d’un processus inscrit dans le temps», répond-il en ajoutant que le souhait du PJD est de "maintenir le rythme". «Nous ne baissons jamais le rideau et nos détracteurs feraient mieux de retrousser les manches et de descendre sur le terrain car, pour nous, le grand ennemi de la démocratie c’est la non participation aux élections», précise l’adjoint de Saâd Eddine El Othmani.
Ce dernier nie d’ailleurs toute participation financière de l’Etat à la première édition de la "Caravane de la lampe" organisée dans les villes du Sahara. «On n’a jamais bénéficié de quelque subvention que ce soit pour l’organisation de cette manifestation», indique Lahcen Daoudi. Des sources affirment toutefois que l’Etat a bel et bien contribué financièrement et à l’organisation de ladite caravane. En plus, les participants auraient bénéficié d’une prise en charge par les autorités des localités visitées lors de la même édition. Pour cette troisième édition, il faut signaler que le PJD programme des activités tout au long du mois au lieu de huit jours comme cela avait été le cas lors des deux précédentes éditions.
En relation avec les élections de 2007, le PJD est revenu à la contestation en accusant le gouvernement d’avoir pris beaucoup de retard dans la préparation de ces échéances ; notamment en ce qui concerne l’encadrement législatif du prochain scrutin. Le PJD critique d’ailleurs, et toujours, le contenu des lois électorales adoptées dernièrement par le Parlement et juge que tout cet arsenal ne sera d’aucune utilité pour la lutte contre la balkanisation. Plus encore, le parti islamiste accuse des auxiliaires de l’autorité de "faire pression sur les militants du parti dans plusieurs régions". C’est ce qu’a indiqué la commission nationale du PJD, réunie le 7 janvier 2007.
Le député Slimane Amrani, qui préside cette instance, va même jusqu’à déclarer que lesdites "pressions" n’augureraient pas d’un bon déroulement des prochaines élections législatives.
Toutefois, le PJD, qui dispose déjà d’un cadre réglant les procédures de candidature pour 2007, annonce le démarrage des assemblées régionales de mobilisation de ses militants dès le 21 janvier. Placées sous le thème de la "mobilisation interne globale pour les échéances de 2007", ces assemblées se tiendront d’abord à Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan avant de reprendre, deux semaines plus tard, dans les autres régions du pays.

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