mars 30, 2017

Élections législatives : La bataille pour les circonscriptions a commencé

Élections législatives : La bataille pour les circonscriptions a commencé

La course à la députation a déjà gagné les états-majors des partis politiques qui ont le plus grand nombre de députés à la première Chambre. Les ténors des partis se disputent toujours les têtes de liste, chacun dans son fief électoral. Pour l’instant les directions des partis se font discrètes sur les circonscriptions où va se présenter leur dirigeant. Il faut dire que le sujet est brûlant et risque de créer des tensions internes au sein des partis. Certains ténors se disputent les mêmes circonscriptions électorales comme à Rabat Hassan surnommée la circonscription de la mort. Pour le Mouvement populaire (MP), le secrétaire général du parti, Mohand Laenser, se représentera dans sa circonscription d’Imouzzer Marmoucha comme auparavant. Une fois n’est pas coutume au MP, un ténor du parti Said Ameskane, ex-ministre des transports et chef du groupe parlementaire, a annoncé qu’il ne se représenterait pas dans sa circonscription d’Ouarzazate, laissant la place aux jeunes du parti. Du côté du Rassemblement national des indépendants (RNI), une des composantes majeures de la majorité, les ténors du parti auront une place de choix. Salaheddine Mezouar, le président du parti, se présentera comme candidat à Meknès et Aziz Akhennouch vraisemblablement à Tiznit. Certains ont décidé de ne pas se représenter et d’autres, comme Mustapha Mansouri, l’actuel député de Nador, réfléchissent toujours. Pour l’instant, la commission des candidatures au sein du parti s’attelle toujours sur la détermination des critères pour la sélection des candidats. Le parti a choisi de traiter au niveau central les candidatures qui émaneront des différentes sections régionales. Pour le PJD, le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, se représentera quant à lui à la circonscription de Salé Médina. M. Benkirane se porte candidat depuis 1997 dans cette circonscription. À l’époque les islamistes se présentaient sous les couleurs du Mouvement populaire constitutionnel du Docteur Khatib, devenu plus tard le PJD. Dans cette circonscription, il fera face à Driss Sentissi du MP, Amine Sbihi du PPS et Noureddine Lazrak du RNI actuel maire de Salé. Selon Souleymane Amrani, membre du secrétariat national et secrétaire général adjoint du parti, la majorité des membres du secrétariat national vont se présenter dans leurs circonscriptions d’habitude. Pour l’Union constitutionnelle qui vient de sceller une nouvelle alliance avec le MP, le RNI et le PAM, son secrétaire général Mohamed Abied ne va pas se porter candidat aux élections du 25 novembre. Le comité administratif et le bureau politique sont toujours en train de finaliser les modalités de sélections des futurs candidats. Mais déjà les ténors du parti auront une place de choix. L’UC est une machine électorale à l’instar du MP. Les notables et les gagnants sont les bienvenus. Pour le parti de l’Istiqlal (PI), une chose est sûre, Abbas El Fassi ne va pas se représenter dans sa circonscription de Larache, fief historique du parti. Dans l’attente du nouveau découpage électoral, les dirigeants du parti affirment, par ailleurs, ne pas avoir opérer de grands changements par rapport aux candidatures de ses membres dans les différentes régions. D’autre part, des sources du parti affirment que le comité exécutif du PI a rejeté les demandes d’accréditation de certains parlementaires ayant obtenu des sièges lors des élections de 2007 au nom de l’Istiqlal mais qui avaient rejoint d’autres partis, notamment le PAM. D’autres demandes formulées dans ce sens ont été acceptées après consultation des militants du PI dans le cadre des sections provinciales. Des sources au sein de l’Istiqlal affirment, par ailleurs, que certains membres du comité exécutif, sans citer des noms, s’abstiendront de se présenter aux élections. Pour l’USFP, une des composantes de la majorité actuelle, les ténors seront de la partie le 25 novembre. Le premier secrétaire Abdelouahed Radi, doyen des élus marocains, est l’un des premiers à déposer sa candidature à Ksiba. En revanche, Mohamed Elyazghi, ancien premier secrétaire du parti et Fathallah Oualalou, membre du BP, ne se présenteraient pas. D’autre part, le tiers des membres du bureau politique ont affiché leurs ambitions de se présenter aux prochaines élections, voire déposer leurs candidatures, selon des sources au parti. Dans la même famille de la gauche, le Parti du progrès et du socialisme (PPS), qui n’a obtenu que 17 sièges lors des élections législatives de 2007, aspire à obtenir de bons résultats lors des prochaines échéances. Mohamed Nabil Benabdellah, SG du parti, n’a pas encore tranché pour sa participation aux éléctions. Rappelons que, le patron du PPS n’avait pas réussi à obtenir un siège dans le cadre de la circonscription de Skhirate-Témara, lors des législatives de 2007. Pour le Parti authenticité et modernité (PAM), il n’a pas encore choisi les futurs candidats aux élections de novembre. Ce parti va suivre la même stratégie qui l’a propulsé en tête des communales de 2009, et qui consiste à accréditer essentiellement des notables. Le parti fondé par Fouad Ali El Himma envisage même de garder, sur sa liste des candidats, ses 55 députés à la première chambre qui auront la priorité de se présenter aux prochaines élections. Les gros calibres du parti resteront dans leurs fiefs tranquillement. D’autre part, le parti a élaboré une liste de cadres du parti pour qu’ils soient représentés sur la liste nationale et leur garantir un siége facilement.


PI : Bakkali succède à El Fassi à Larache

La circonscription de Larache, fief    historique de l’Istiqlal, suscite le débat au sein du parti. Manifestement, Abbas El Fassi, secrétaire général du PI, ne se présentera pas aux prochaines élections. Les istiqlaliens évoquent, désormais, les noms de Abdellah Bakkali et Nizar Baraka, membres du comité exécutif du parti, comme éventuels successeurs de M. El Fassi dans la circonscription de Larache. Selon Abdelkader El Kihel, membre du parti, M. Bakkali est donné favori pour être tête de liste du PI dans cette circonscription, à partir du moment où, ajoute la même source, «M. Baraka a déclaré récemment qu’il n’a pas l’intention de présider la liste à Larache», bien qu’il a une grande popularité dans cette ville en sa qualité de coordonnateur régional du parti. Dans l’attente du nouveau découpage électoral, les dirigeants du parti de la Balance affirment, par ailleurs, ne pas avoir opéré de grands changements par rapport aux candidatures de ses membres dans les différentes régions. Ainsi, Yasmina Baddou se présentera à Casablanca, Hamid Chabat à Fès, Noureddine Moudiane à Al Hoceima et Abdelkader El Kihel à Salé. Des sources concordantes affirment, par contre, que Karim Ghellab n’a pas encore déclaré son intention de se présenter aux élections. Dans un autre registre, selon les mêmes sources, le comité exécutif du PI a rejeté les demandes d’accréditation de certains parlementaires ayant obtenu des sièges lors des élections de 2007 au nom de l’Istiqlal mais qui avaient rejoint d’autres partis, notamment le PAM.  C’est le cas par exemple de Abdelilah Safadi de la circonscription d’El Fida-Mers Sultan. Alors que d’autres demandes formulées dans ce sens ont été acceptées après consultation des militants du PI dans le cadre des sections provinciales. Des sources au sein de l’Istiqlal affirment, par ailleurs, que certains membres du comité exécutif, sans citer des noms, s’abstiendront de se présenter aux élections.

PAM : Fouad Ali El Himma incertain 

Pour le PAM, c’est une vraie course contre la montre. Le Parti authenticité et modernité n’a pas encore dit son dernier mot concernant les futurs candidats aux élections 2011. Mais ce qui est sûr, c’est que le parti va suivre la même stratégie qui l’a propulsé en tête des communales de 2009, et qui consiste à accréditer essentiellement des notables pour obtenir le maximum de sièges, surtout dans les petites villes et les campagnes, a indiqué Aziz El Ouadie, membre du conseil national du PAM.
Le parti fondé par Fouad Ali El Himma envisage de garder, sur sa liste des candidats, ses 55 députés à la première Chambre qui auront la priorité de se présenter aux prochaines élections, explique M.El Ouadie, ajoutant que le PAM devra sauvegarder les mêmes acquis des dernières élections. Du coup, il présentera pour le rendez-vous prochain ses meilleurs cadres. Le membre du conseil national a fait savoir que les gros calibres du parti resteront dans leurs fiefs, comme c’est le cas de Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM, qui évoluera à la circonscription de Smara. Quant à Fouad Ali El Himma, sa participation n’est pas encore confirmée, précise M. El Ouadie. En revanche, le parti a formulé une liste comprenant Salah El Ouadie, Habib Belkouch, Ilyas Al Omari, Hakim Benchamass et d’autres cadres du parti, afin qu’ils soient représentés dans la liste nationale lors des prochaines élections, ajoute-t-il. Par ailleurs, une source bien informée a souligné que Hakim Benchamass, député à la deuxième Chambre, compterait démissionner de ce poste pour pouvoir se présenter aux législatives 2011. Contacté par ALM pour avoir sa version des faits, Benchamass est resté injoignable. Mais notre source assure que le député à la circonscription de Yaacoub El Mansour aurait l’intension de changer sa destination et se présenter à la ville du détroit. A suivre.



USFP : à 76 ans, Radi brigue un nouveau mandat

Radi, Malki, Lachgar, Tarek, Amer, Chami… des tenors au sein de l’USFP seront de la partie des élections de 25 novembre. «Le premier secrétaire Abdelouahed Radi est l’un des premiers à déposer sa candidature dans la section du Gharb du parti pour les législatives anticipées de 2011», a indiqué Mohamed Mouhib, président de la commission de validation des candidatures pour les prochaines échéances. M. Radi est le doyen des élus marocains, il est député depuis 1963. Des sources bien informées ont indiqué à ALM que Réda Chami et Mohamed Ameur, respectivement ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies et ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, figureront sur la liste des candidats aux élections.
En revanche, Mohamed Elyazghi, ancien premier secrétaire du parti et Fathallah Oualalou, membre du BP, ne se présenteraient pas au rendez-vous prochain pour des raisons personnelles.Idem pour Latifa Jbabdi, députée à la circonscription de Rabat-Océan et membre du BP du parti qui ne postule pas à un nouveau mandat. Et selon nos sources toujours, Salwa Karkri, fondatrice et présidente honoraire de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM) et membre du comité central du parti, aspire à ce qu’elle soit représentée dans une circonscription locale au lieu de la liste des femmes. Contacté par ALM, M. Mouhib a fait savoir que le tiers des members du bureau politique ont affiché leurs ambitions de se présenter aux prochaines élections, voire déjà déposé leurs candidatures. «On a demandé aux différentes sections à travers le Royaume de restructurer leurs instances en tenant des congrès régionaux et présenter ensuite des propositions des listes des candidats susceptibles de bien défendre les couleurs du parti de la rose le 25 novembre prochain», a ajouté le membre du bureau politique de l’USFP.


PJD : Un siège confortable pour Benkirane

 Le secrétaire général du PJD,  Abdelilah Benkirane, qui se représente à la circonscription de Salé médina est assuré d’avoir un siège facilement. Cette circonscription est acquise au PJD depuis des années. Pour choisir les candidats dans chaque circonscription, le PJD a instauré des commissions préfectorales composées du secrétaire régional du parti, des responsables des communes et des représentants des organisations parallèles du parti. Pour chaque liste, le double des sièges est proposé. Dans une seconde étape, une assemblée générale au niveau de la circonscription est organisée pour choisir par voie de vote secret les membres de la liste électorale locale. Cette liste est envoyée après au secrétariat général du parti pour choisir les têtes de listes et avoir les accréditations finales. Chez le PJD, la procédure de candidature est plus stricte, mais le règlement intérieur donne la possibilité au secrétariat général du parti de proposer aux sections des personnes du parti ou de l’extérieur, mais la décision finale revient aux commissions préfectorales. «On attend le décret final du découpage électoral pour savoir le nombre des circonscriptions, le secrétariat général a informé lundi les secrétariats régionaux pour se préparer à instaurer les commissions chargées de choisir les candidatures», explique soulaymane Amrani, secrétaire général-adjoint du parti. Concernant la candidature de Mustapha Ramid, ce dernier avait annoncé qu’il ne va pas se représenter dans sa circonscription de Casablanca El Fida. Il avance que son expérience au sein de l’hémicycle est arrivée à saturation. Mais un revirement de situation n’est pas écarté, surtout que l’homme crée toujours la polémique. Ramid pourrait toujours dire qu’il a cédé à des demandes du parti. Selon des sources au sein du parti, Baha se représentera à Rabat Youssoufia, Rabah à Kenitra. Daoudi lui aussi ne se représente pas dans sa circonscription de Fès, mais rien n’est encore définitif explique Abdelali Hamiedine, membre du secrétariat général du parti.


RNI : Mezouar à Meknès et Akhannouch à Tiznit

Selon Abdelaziz Chammas, membre du comité central du RNI, il n’y aurait vraisemblablement pas de gros changements au niveau des candidatures par rapport à 2007. Selon la même source, Rachid Talbi Alami se présentera, de nouveau, à Tétouan là où il a obtenu un siège au Parlement lors des législatives de 2007, Mohamed Abbou à Taounate Lahcen Bijdiken à Agadir. Aussi selon M. Chammas, Noureddine Lazrak se présentera à Salé, Driss Haouat à Oujda, Anis Birou à Berkane, Omar Bouaïda à Tan Tan et Abdelaziz Alaoui Hafidi à Boulemane. La nouveauté, selon la même source, c’est que Salaheddine Mezouar, président du parti, a décidé de se présenter à Meknès, sa ville natale. Aussi, Mustapha Mansouri, ancien patron du parti de la Colombe compte, selon M. Chammas, briguer un nouveau mandat au Parlement dans la circonscription de Nador. Pour leur part, Yassir Zenagui se présentera à Casablanca et Moncef Belkhayat n’a pas encore tranché entre Casablanca et Fès. Pour Aziz Akhannouch, membre du bureau exécutif, il se présentera à Tiznit, selon une source bien informée. A noter que les membres du bureau exécutif du RNI contactés par ALM n’ont pas souhaité évoquer des noms de candidats du parti pour les différentes régions tant que le nouveau découpage n’est pas encore fixé. «On ne peut pas aborder la question des candidatures tant que le nouveau découpage électoral n’est pas encore annoncé. Il est encore prématuré de dire que telle ou telle personne se présentera dans telle ou telle circonscription. D’ailleurs, la commission des candidatures au sein du parti s’attelle toujours sur la détermination des critères pour la sélection des candidats», souligne Ouadie Benabdellah, membre du bureau exécutif du RNI, ajoutant que les candidatures qui émaneront des différentes sections régionales devront être adressées au siège du parti pour validation. A rappeler que le RNI était arrivé en quatrième place lors des élections de 2007 en obtenant 39 sièges.


PPS : Benabdellah pas encore décidé

Mohamed Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS, n’a pas encore tranché au sujet de sa participation aux prochaines élections législatives. Contacté jeudi matin par ALM, le patron du parti du livre a mis fin à une rumeur véhiculée par certains milieux selon laquelle M. Benabdellah allait se présenter dans le cadre de la circonscription de Tétouan. «L’information selon laquelle je me présenterais à Tétouan est fausse. Au moment où je vous parle je ne sais même pas si je vais me présenter aux prochaines élections ou pas. C’est une décision qui sera prise par la direction du parti. Je ne suis pas dans une situation où je décide seul», souligne Nabil Benabdellah. Rappelons que le patron du PPS n’avait pas réussi à obtenir un siège dans le cadre de la circonscription de Skhirate-Témara, lors des législatives de 2007, face aux candidats du PJD, du PED et d’Al Ahd. «Au PPS, nous sommes toujours au stade de la prospection. D’ailleurs, les candidatures se font au niveau des sections provinciales. C’est à ce niveau où on sélectionne les candidats du parti les plus représentatifs et ceux qui sont en mesure d’obtenir des sièges au Parlement. Les candidats sont traités au même pied d’égalité», souligne Abdelouahed Souhail, membre du bureau politique du PPS, ajoutant que le comité central du parti valide généralement 90% des propositions faites par les sections locales et que le PPS prévoit des mécanismes pour trancher au sujet des cas litigieux. Ceci dit, selon une autre source au sein du PPS, le parti s’achemine vers l’octroi de l’accréditation à des parlementaires qui travaillent dans un cadre de proximité avec les circonscriptions au nom desquelles ils ont obtenu des sièges au Parlement lors des élections de 2007. C’est le cas de Mustapha El Ghazoui dans la circonscription de Ouezzane et Hussein Benlagto El Hocine à Chichaoua. Le PPS, n’ayant obtenu que 17 sièges lors des élections législatives de 2007, aspire à obtenir de bons résultats lors des prochaines échéances.


MP : Duel fratricide à Rabat

Pour le MP, le cas de Fkih Bensaleh demeure toujours un vrai casse-tête. Mohamed Moubdi, député maire de cette ville, se voit toujours refuser l’accréditation du MP pour s’y représenter. A chaque refus, M. Moubdi se présente toujours sous une autre casquette que le MP, gagne toujours un siège et revient au MP. Selon une source au sein du parti, cette année, le MP va l’accréditer car il mérite bien sa circonscription électorale. Cette décision prise récemment va faire des mécontents. Surtout Mohamed Fadli, actuel député de Fkih Bensaleh, qui ne va certainement pas se laisser faire facilement. L’éventualité qu’il se représente sous une autre casquette n’est pas à écarter selon une source au parti. À Rabat Youssoufia, deux ténors du parti vont se disputer la même circonscription, il s’agit de Brahim Joumani et Omar Bahraoui. Le parti n’a pas encore tranché sur cette question et préfère attendre que les choses s’éclaircissent. Dans la circonscription de Rabat Yaacoub El Mansour, Mohamed Tatou et Houssine Karoumi se disputent la tête de liste de la même circonscription.
L’ex-ministre du commerce extérieur et membre du bureau politique, Mustapha Mechahouri, se présentera quant à lui à la circonscription de Laksiba dans la région de Beni Mellal. À Salé, Driss Sentissi, ex-maire de la ville et actuel député de la même ville, se représentera toujours dans sa circonscription. Fatna Khiel devrait se présenter à nouveau dans la circonscription de Sidi Slimane. Pour l’instant seuls les ténors du parti ont eu leur part des accréditations, pour les autres candidats, ils devront attendre le verdict final des commissions régionales des accréditations. Le SG du parti a refusé de cautionner les candidats directement même si des sollicitations étaient directement adressées à lui. Mardi dernier, la commission des accréditations avait tenu une réunion avec les coordinateurs du parti dans les régions, afin d’établir les critères de sélection des candidats.



UC : Les gagnants d’abord

Le secrétaire général de l’Union constitutionnelle, Mohamed Abied, ne va pas se présenter aux élections législatives de novembre prochain. «C’est un choix que j’ai pris en 1992. Cette décision intervient après une longue expérience au sein du Parlement et du gouvernement», explique Mohamed Abied. Pour l’instant le parti n’a pas encore désigné les têtes de listes et n’a pas commencé à examiner les candidatures. Le bureau politique du parti réuni cette semaine attend d’avoir le nouveau découpage électoral qui définira le nombre de sièges dans chaque circonscription. Mais une source au parti a affirmé à ALM que les parlementaires qui gagnent toujours un siège dans leurs circonscriptions auront la priorité. Le cas de Chaoui Belassal à Moulay Bouselham dans la région du Gharb est significatif. A Marrakech , les «Ould Laâroussia» père et fils sont partis favoris, leur score électoral défi toute concurrence. L’UC a décidé de s’adapter à la nouvelle loi et ne va pas accréditer dans la liste nationale celle qui avait déjà eu un siège grâce à cette liste. E même temps, l’UC va lancer les jeunes dans quelques circonscriptions. Selon Mohamed Abied, le parti essaye toujours de maintenir un équilibre entre les régions. Lors des élections de 2007, l’UC avait amélioré son score par rapport à 2002, il dispose actuellement de 27 parlementaires et 14 conseillers. Ce nombre demeure toutefois hétéroclite car plusieurs députés et conseillers avaient immigré vers le PAM depuis le début de la rentrée parlementaire 2009. Lors des élections communales de juin 2009, l’UC s’est classé 7ème juste derrière le PJD, il a eu 1.307 sièges de conseillers municipaux. Selon des sources au sein du parti, l’UC espère revenir au-devant de la scène lors des élections du 25 novembre et arriver à décrocher l’équivalent du nombre de sièges qu’il raflait à l’époque de son fondateur Maâti Bouabid.

Mohamed El Hamraoui

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