Eneko Landaburu : «Notre appui au Maroc se chiffre en milliards DH, ce n est pas négligeable mais ceci reste relativement modeste»

Eneko Landaburu : «Notre appui au Maroc se chiffre en milliards DH, ce n est pas négligeable mais ceci reste relativement modeste»

ALM : Est-ce que vous jugez l’aide de l’Union européenne suffisante pour la mise en avant des secteurs vitaux comme ceux de la santé et l’éducation?
Eneko Landaburu : L’aide budgétaire européenne est importante, mais ce sont des sommes qui restent modestes par rapport aux nécessités de ces différents secteurs. C’est normal, il n’y a aucune politique de cette envergure qui est faite par un pays souverain sans qu’il y ait l’obligation majoritaire de son propre budget à atteindre ses objectifs politiques. L’aide extérieure est une aide d’appoint. Elle ne peut pas être autre chose. Il  n’y a pas de blocage politique pour intervenir. Si nous n’intervenons pas plus c’est qu’on n’a pas plus de moyens. Ceci dit, les secteurs de l’éducation et la santé sont privilégiés dans l’ensemble de nos interventions. Notre appui se chiffre en milliards DH, ce n’est pas négligeable mais ceci reste relativement modeste. Le Maroc est capable de trouver ses propres capacités de soutenabilité à terme de ces démences et il ne peut dans ce sens pas dépendre de l’extérieur. A terme, ce sont les richesses marocaines qui vont produire l’essentiel de l’appui des avancées sociales et l’évolution du pays. Il n’y a pas de freins d’ordres politiques, nous sommes dans un certain nombre de normes et d’espaces tout à fait salutaires.

Existe-t-il un suivi de ces différents programmes que l’UE finance partiellement?
Nous avons des procédures extrêmement lourdes. On fait beaucoup d’audits parce qu’on est responsable de cet argent public du contribuable européen et nous sommes en droit de le rassurer sur la finalité de nos politiques d’appui budgétaire. Notre Parlement est également extrêmement minutieux sur l’adéquation des objectifs et des résultats de nos programmes. Nous nous devons donc d’être très rigoureux sur l’usage de ces fonds et aucune divergence ne doit être tolérée. Ceci dit, à l’heure actuelle, nous n’avons repéré aucun cas de fraude particulière.

Le projet d’Erasmus euro-méditerranéen a été approuvé par le Parlement européen en fin 2011. Où en sommes-nous aujourd’hui?
Cette année, 164 étudiants marocains bénéficieront de cette bourse pour aller étudier en Europe. J’espère que dans le futur nous allons augmenter les possibilités de financement de ce programme pour permettre à des étudiants n’ayant pas les moyens de suivre des études en Europe de pouvoir le faire.

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