Est-ce le début du changement ? : 87% des têtes de listes n’ont jamais été au Parlement

Est-ce le début du changement ? : 87% des têtes de listes n’ont jamais été au Parlement

A quoi ressemblera le prochain Parlement qui sera issu des élections du 25 novembre ? Cette question est d’autant plus importante que les électeurs attendent que les législatives 2011 apportent un changement réel qui viendra consacrer la nouvelle Constitution. Il en va pour la réussite du processus de réforme dans sa globalité. Aujourd’hui, et malgré tout ce qui se dit auprès du front des boycotteurs à propos d’une soi-disant «inutilité» des élections du fait qu’elles «ne seraient porteuses d’aucune réforme ni changement», les données préliminaires dévoilées, le week-end dernier, par le ministère de l’intérieur affirment tout à fait le contraire. Les profils de candidats des partis montrent une nette évolution, notamment en ce qui concerne le renouvellement des élites, le rajeunissement, les compétences et l’amélioration de la représentativité des femmes. Ce renversement de situation constaté en matière des profils donne réellement une idée sur la prochaine Chambre des représentants dotée d’après la nouvelle Constitution de prérogatives plus élargies. Ainsi, en ce qui concerne le renouvellement des élites, l’Intérieur a évoqué un taux des nouveaux candidats parmi les mandataires des listes locales qui s’élève à 87,57%, selon les données préliminaires provisoires recueillies après la clôture de la période de dépôt des déclarations de candidature. Ce chiffre très révélateur du point de vue politique prouve que les partis ont effectivement pris l’initiative pour les prochaines élections d’accorder une chance à des nouveaux visages afin de gagner le pari du renouvellement des élites politiques, condition sine qua non à la réhabilitation de l’action politique. En plus de cet objectif majeur, c’est aussi le rajeunissement qui gagne du terrain. Le ministère de l’intérieur a souligné que 36,03% des candidats aux élections sont âgés de moins de 45 ans contre 24% pour la tranche d’âge 35 à 44 ans et 7% pour la tranche 24 à 34 ans lors des élections législatives de 2007. Et les femmes ne sont pas en reste. En plus des soixante sièges réservés aux femmes dans le cadre de la liste nationale, elles sont pas moins de 57 femmes qui prennent part aux élections comme têtes de listes locales, soit 3,75% du total des mandataires. Aussi, la nouveauté pour les élections c’est que les partis ont présenté un nombre très important de jeunes comme têtes de listes au niveau des circonscriptions locales. L’amélioration se fait ressentir au stade du niveau d’instruction des mandataires des listes. Selon l’Intérieur, il ressort que 59,43% d’entre eux ont un niveau d’enseignement supérieur et que 29,91% ont un niveau secondaire. En réponse aux approches nihilistes prônant le désespoir, ces chiffres déclinés par le département de Taib Cherkaoui sont là pour confirmer que le changement s’impose à tous les niveaux. Après avoir mis en place une Constitution des plus avancées, le Maroc aspire aujourd’hui à donner plus de crédibilité aux institutions en les rénovant. C’est l’une des raisons qui plaident en faveur de la nécessité d’une forte participation des citoyens au scrutin du 25 novembre.

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