Événement : Le gouvernement n’a pas été sanctionné

Pour Nacer Bouazza, le résultat obtenu «est honorifique pour le pays». Le scrutin a donné naissance à «une carte claire». Surtout «pour l’étranger». L’électorat n’a pas sanctionné le gouvernement. L’Exécutif sortant « a passé passablement le test et le verdict des urnes transparentes. Ses formations ont obtenu, au moins, le score de 1997. Une manière de lui renouveler la confiance», poursuit-il. Une autre leçon est tirée par le co-fondateur de «L’Appel des Cents». Les partis du Wifak ont essuyé «un cuisant échec». Leurs méthodes ont été mises à nu. Il tient aussi «à féliciter les islamistes modérés du PJD qui ont fait un travail de fond, en l’espace de cinq années». «Un travail bien fait et qui a payé». Cela devrait, selon lui, permettre au pays, qui rentre dans «l’arène des pays démocratiques», de drainer des investissements étrangers. Car la comparaison n’est plus possible avec l’islamisme radical. Le Maroc confirme aujourd’hui sa vocation de « pays tolérant et libre».
Pour Nacer Bouazza, le PJD a tiré profit, outre du chômage local, d’une conjoncture internationale favorable. Les malheurs des peuples palestinien et irakien ne sont pas étrangers à ce succès. Selon lui, les militants et sympathisants du PJD ont presque tous voté. Contrairement aux militants engagés dans les autres partis nationaux. C’est là qu’il y a eu défection. Pour lui, «ce sont 30% et non pas 52% des Marocains qui se sont exprimés aux Législatives ». Il s’explique : «En plus des 50% qui ne sont pas allés voter, il faudra rajouter tous ceux qui ne sont pas inscrits. Ils se comptent par dizaines de milliers (près de 20%)».
L’initiateur de l’appel citoyen rappelle que le projet de cet appel «a été détourné» par une personne pour des fins politiques mais qu’il «reste toujours d’actualité». Il compte reprendre son bâton de pèlerin pour semer les idées de la citoyenneté et du progrès.
Le terrain est favorable, plus que par le passé. A condition que les partis politiques «arrêtent leur égoïsme » et la « politique dans les salons». Il y a beaucoup de place pour dénicher l’élite citoyenne, l’encadrer, l’impliquer et la faire participer. Il y a beaucoup à apprendre de la démarche et de la persévérance du PJD. Pour la bonne cause. A condition de prendre conscience des enjeux futurs et de faire un travail sérieux et en profondeur.

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