Évènement : Quelques hommes politiques Élus

Mohamed El Yazghi, USFP
Personne n’aurait pensé que Mohamed Elyazghi ne passera pas. L’enjeu était le nombre de voix. Celui qui est considéré comme appareil partisan à lui seul est passé et avec lui son deuxième, Ahmed Rih. Kerroumi du PJD et Aouad de l’Istiqlal ferment la marche. On ne se mesure pas sans le regretter à un ténor comme Elyazghi.

Colonel Ahmed Zarouf, MP
Taounate-Tissa. Sa victoire a pour lui le goût de la revanche après avoir été fait battre lors des dernières législatives lors d’une campagne mouvementée. Son concurrent, Mohamed Abbou a tout fait pour reconquérir son siège. Et il a réussi.

Driss Lachgar, USFP
La persévérance paye, c’est connu. Driss Lachgar qui s’est distingué en tant que président de la commission d’enquête sur le CIH et en tant que responsable de choc lors du sixième congrès a eu haut la main sa circonscription de Rabat. Li seul, il fait figure de contre-poids face aux conservateurs.

Mohamed Sajid, UC
L’homme est sérieux. Les électeurs du Souss le savent alors ils votent pour lui. Il donne un poste à l’UC, une formation politique sinistrée, alors que des rumeurs insidieuses ont circulé sur le fait qu’il allait bizarrement être candidat au nom d’ADL. Il a choisi la fidélité alors qu’il n’avait que l’embarras du choix. Même l’USFP lui a fait à un moment la cour.

Mustapha Mansouri, RNI
Toujours égal à lui-même, le ministre sortant n’a pas été lâché par les électeurs dans son fief de Nador Est. Mustapha Mansouri, qui a ainsi reconquis son siège de député, confirme sa cote de popularité sur le terrain électoral. Une question de sérieux et de ténacité.

Bouamour Taghouane, PI
Bouamour Taghouane a créé la surprise en faisant gagner son second sur la liste Istiqlal à Tiflet-Rommani. C’est ce qu’on appelle bétonner ses chances de réussite. Première victime de cette large victoire, Mahmoud Archane du MDS qui a subi une défaite dans son propre fief. Circonstances atténuantes, M. Archane a dû affronter une adversité électorale des plus acharnées qui a fait de sa non-réélection un objectif et un symbole.

Miloud Chaâbi, PI
Il a réussi l’exploit rarement égalé de faire passer 3 candidats de sa liste. Candidat malheureux aux dernières législatives, M. Chaâbi qui a su patiemment labourer le pays souri où il est ancré n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Une affaire de travail en profondeur.

Nacer Hajji, USFP
Le ministre USFP des nouvelles technologies conquiert son premier poste de parlementaire dans sa ville natale. Rares ceux qui le donnaient gagnant dans cette circonscription travaillée elle aussi par les sirènes islamistes.

Abdelilah Benkirane, PJD
Ici c’est son fief. La figure du PJD, qui sait paraître serein derrière un visage impassible, se savait vainqueur. D’ailleurs, il ne s’est pas forcé lors de la campagne électorale. Benkirane, en bon islamiste fidèle à ce qu’il est, avait une longueur d’avance sur ses adversaires. Lui est tout le temps en campagne. Eux ne se manifestent qu’à l’approche des élections.

Mohamed El Gahs, USFP
Le directeur de la rédaction de Liberation a fait de sa candidature un symbole contre la montée des extrémismes et une nouvelle manière de s’enagger politiquement. M. El Gahs, qui manie aussi bien le français que l’arabe, a pu enlever son siège malgré la forte concurrence de la liste PJD qui a remporté deux sièges. Un exploit qu’il faut saluer.

Mustapah Ramid, PJD
Il a dit ne pas vouloir se représenter à la députation. Mais l’insistance de ses collègues du PJD l’ont poussé à changer d’avis. Cet avocat de carrière, qui sait manier le langage du populisme, est la star montante de l’islamisme politique au Maroc.

Khalid Alioua, USFP
Parachutage réussi de Khalid Alioua à Casa-Anfa. Celui dont la candiadture a rencontré une résistance farouche de la part de certains membres du parti doit savourer une victoire arrachée contre vents et marées. Seul ombre au tableau, la PJD a remporté deux sièges dans cette circonscription. Dommage pour le deuxième de M. Alioua, Mohamed Ibrahimi qui méritait de retrouver sa place sous l’Hémicycle.

Mohamed Bensaïd, GSU
Beaucoup n’ont pas donné cher de sa peau. Mais le vieux ex-chef de l’OADP a de la ressource. Et il l’a montré de belle manière. Dans son fief de l’arrière pays d’Agadir, il a étrillé des candidats hyperfriqués. La victoire n’en est que savoureuse. Cette élection qui n’était pas facile a afit un autre heureux, Mohamed Benyahya. Il revient du front avec un très beau siège.

Mohand Laenser, MP
Le leader du Mouvement populaire est passé à Boulmane. Sans faire de bruit, Mohand Laenser est de ces hommes politiques qui «montent». Son discours a le mérite d’être clair. Et il a su donner un sérieux coup de plumeau à certains idées reçues. Assurément, il saura tirer avantage des résultats obtenus par son parti.

Abbas El Fassi, PI
Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal est passé avec succès à Larache. Une circonscription où sa candidature avait soulevé pas mal d’interrogation. Les résultats actuels engrangés à ces élections législatives sont de nature à conforter le Parti de l’Istiqlal et son leader dans des ambitions de plus en plus grandes.

Larbi Ajjoul, USFP
Candidat de l’Union socialiste des forces populaires à Tiznit, l’ancien secrétaire d’Etat aux postes et aux télécommunications est un homme qui, pour être d’une discrétion légendaire, n’en est pas moins un militant dont la capacité de mobilisation et de persuasion n’étonnent que ceux qui ne le connaissent pas de près.

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