Événements de Gdim Izik : L’ONU apporte un démenti cinglant à la thèse algérienne

L’offensive diplomatique marocaine a porté ses fruits et ce malgré les manœuvres algériennes hostiles et mensongères notamment la publication le 6 avril dans des circonstances « douteuses et opaques » d’un document prétendument présenté comme le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la question du Sahara, ou encore la promotion de la thèse de «génocide» et de chiffres fallacieux quant aux événements de Gdim Izik. Vendredi 15 avril, Ban Ki-moon a apporté un démenti cinglant à la version avancée par l’Algérie et le Polisario en présentant son rapport sur le Sahara aux Nations Unies. Dans ce document, le secrétaire général des Nations Unies confirme le bilan officiel fourni par les autorités marocaines sur les victimes des événements de Gdim Izik (11 victimes membres des forces de sécurité) . Ainsi le rapport présente la version marocaine des faits, notamment le contenu du rapport de la Commission d’enquête parlementaire. Trois longs passages du rapport sont, en effet, consacrés aux conclusions de ladite Commission. Il souligne également que le Maroc a rendu public un film vidéo de 14 minutes couvrant l’opération de démantèlement du campement et les événements qui ont suivi à Laâyoune. Le rapport indique que les autorités marocaines ont autorisé les ONG nationales et internationales des droits de l’Homme à visiter la région après le démantèlement du campement. Il fait état de l’arrestation de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud par le Polisario, suite à sa position exprimée en appui à la proposition marocaine d’autonomie. Par ailleurs, le rapport ne fait aucune référence à «l’extension du mandat» de la Minurso, ne mentionne à aucun moment un quelconque «mécanisme de surveillance» des droits de l’Homme et même le terme «monitoring» n’est nullement évoqué dans le rapport. Dans son rapport, Ban Ki-moon a réaffirmé l’appel lancé, en 2010, par le secrétaire général sur le besoin d’effectuer le recensement des populations des camps de Tindouf. A cet égard, le secrétaire général a souligné que le HCR, dans le cadre de son mandat et conformément à sa pratique établie, continuera ses discussions avec l’Algérie, pays hôte, pour concrétiser cette opération. Le secrétaire général s’est aussi félicité dans ce rapport de l’engagement du Royaume à poursuivre sa coopération avec les structures onusiennes des droits de l’Homme. Ce rapport prend note des efforts déployés par le Maroc pour le renforcement du cadre institutionnel en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme, notamment à travers la mise en place du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), de l’Institution du Médiateur, de la délégation interministérielle des droits de l’Homme, structures ayant toute la capacité d’interagir avec les institutions internationales des droits de l’Homme. Ainsi, lors de la présentation de son rapport, Ban Ki-moon a mis en exergue les grandes lignes du discours royal du 9 mars dernier, annonçant la révision de la Constitution et confirmant le projet de régionalisation, qui bénéficiera, en premier lieu, à la région du Sahara marocain. Ce rapport fait également état de la place de la promotion des droits de l’Homme et l’élargissement des libertés individuelles et collectives dans le processus de réforme annoncé par SM le Roi Mohammed VI. Il se réfère, en outre, au contenu des discours de SM le Roi du 30 juillet 2010 et à l’occasion du 35ème anniversaire de la Marche Verte dans lesquels le Souverain a réaffirmé la pertinence et les avantages de l’Initiative d’autonomie et lancé un appel pour faciliter le retour des populations des camps de Tindouf.

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