Éviter la fuite en avant

Éviter la fuite en avant

ALM : l’existence de USFP vous paraît-elle menacée ?
Abdelali Benamor : Franchement c’est trop dire. Les fondements de l’USFP sont bien solides. C’est un courant réformateur de société qui continuera à exister au même titre d’ailleurs que les conservateurs. Ce sont là les acquis de la démocratie marocaine, et sur lesquels il n’y a pas de retour possible.
Quel est votre regard sur le déroulement des élections ?
Ce fut calamiteux. Mais c’était prévisible à cause du système électoral accepté, d’ailleurs, par les différents partis. Ce système a ouvert la voie aux luttes intestines, les pires qui puissent exister. En plus, aucun parti n’a été épargné.
Cela ne date pas, plutôt, du dernier congrès?
Pas vraiment, le sixième congrès a assaini beaucoup de choses. Malheureusement, il a débouché sur des luttes de leadership généralisées. Les membres de ce parti n’ont pas su se mobiliser.
Que dire de certains militants qui ont battu compagne contre leur propre camp ?
Franchement, je ne veux pas rentrer dans des considérations qui relèvent plutôt de la cuisine interne au parti. Le réel mis en cause est réellement le système électoral, les pouvoirs publics et les partis. Surtout que les pouvoirs publics ont bien su manoeuvrer sans toucher aux urnes. Le véritable responsable est la loi électorale et le système qui en a découlé.
Des militants parlent de manipulations…
Toute action qui constitue une fuite en avant n’est pas bénéfique au parti. Il faut plutôt reconsidérer le positionnement qui doit être plus clair. C’est un passage obligé. Il faut construire et arrêter de démolir.

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