Fièvre du Nil occidental : le virus arrive à Casablanca au galop

La fièvre du Nil occidental continue sa propagation. Après les provinces de Benslimane, Mohammedia et Khémisset, c’est au tour de la préfecture de Casablanca d’être touchée par le virus. Au 29 août 2010, 24 chevaux atteints de la fièvre ont été déclarés dans 23 exploitations et dix chevaux ont succombé à la maladie. C’est ce qu’indique un communiqué de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Contacté par ALM pour avoir plus de précision sur l’évolution de la situation, le docteur Jaouad Berrada, directeur des services vétérinaires à l’ONSSA est resté injoignable. Rappelons que les réservoirs naturels de ce virus sont les oiseaux. Les moustiques, en se nourrissant du sang d’oiseaux infectés, transmettent cette infection. Lorsqu’ils piquent un cheval, les moustiques transfèrent ainsi le virus des oiseaux. Après la piqûre, les symptômes de l’infection apparaissent normalement entre 5 et 15 jours. Le virus provoque alors chez les chevaux une fièvre, une encéphalomyélite et une paralysie des membres postérieurs. Un cheval infecté ne peut pas transmettre le virus aux personnes qui le côtoient. Il n’y a pas de transmission directe entre hommes, entre chevaux ou entre homme-cheval, cheval-homme. Notons que la maladie est transmise à l’homme par les piqûres de moustiques infectés. Les personnes infectées qui présentent des symptômes sévères notamment des maux de tête anormaux ou une confusion mentale doivent consulter un médecin. Il est aussi fortement recommandé aux femmes enceintes ou qui allaitent de consulter un médecin si elles présentent des symptômes qui pourraient être liés au virus. Cette maladie se caractérise par l’apparition d’une fièvre brutale après 3 à 6 jours d’incubation. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d’une toux, d’un gonflement des ganglions du cou, et souvent d’une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires. Il n’existe aucun traitement spécifique pour cette fièvre. Dans les cas de symptômes bénins, les personnes infectées présentent de la fièvre et des douleurs qui disparaissent d’eux-mêmes. Dans les cas de symptômes sévères, les personnes infectées doivent se rendre à l’hôpital afin d’y recevoir un traitement de soutien tel que l’administration de solutés par voie intraveineuse, des soins relatifs aux problèmes respiratoires et des soins infirmiers. Depuis l’apparition de la maladie, plusieurs mesures ont été prises. Il a ainsi été procédé à la vaccination des chevaux dans les régions touchées et à une vaccination ciblée dans les autres régions. Plusieurs opérations ont été lancées au niveau des gîtes de pullulation et de multiplication des insectes vecteurs.

Provinces et communes rurales touchées
– Province de Benslimane : communes rurales de Ouled Yahia Louta, Ziaida, Fedallate, Aïn Tizgha, Moualine El Oued et commune urbaine de Benslimane
– Province de Mohammedia : commune rurale de Benikhlef
– Province de Khémisset : commune rurale d’Aïn Johra, Aïn Marchouch et Rommami
– Préfecture de Casablanca : commune d’Anfa.

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