Fièvre du Nil occidental : trois provinces touchées par le virus

La fièvre du Nil occidental ne constitue pas une menace pour le Maroc, selon l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). «L’évolution de la fièvre du Nil occidental n’est pas inquiétante. La situation est bien maîtrisée grâce aux différents dispositifs qui ont été mis en place», déclare à ALM, Dr Jaouad Berrada,directeur des services vétérinaires à l’ONSSA. Et d’ajouter «Jusqu’au 22 août,19 chevaux touchés par le virus ont été déclarés dans 18 exploitations. Les provinces touchées sont au nombre de trois : Benslimane, Mohammedia et plus récemment Khemisset». Quant au nombre de décès, celui-ci demeure inchangé.Depuis l’apparition de la fièvre, 8 chevaux ont succombé à la maladie. L’ONSSA rassure en indiquant que cette maladie n’est pas contagieuse. Un cheval malade ou infecté ne peut pas transmettre le virus aux personnes qui le côtoient. «Il n’y a pas de transmission directe entre hommes, entre chevaux ou entre homme/cheval, cheval /homme. La transmission du virus West Nile aux équidés ou à l’homme se fait par l’intermédiaire de moustiques qui jouent le rôle de vecteurs biologiques qui, eux-mêmes se contaminent à partir d’oiseaux infectés (qui jouent le rôle de réservoirs amplificateurs du virus de la maladie), dont les oiseaux migrateurs», explique Dr Berrada. La maladie est transmise à l’homme par les piqûres de moustiques infectés. Dans la grande majorité des cas, l’infection par ce virus est inapparente. La maladie se caractérise par l’apparition de fièvre brutale après 3 à 6 jours d’incubation. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d’une toux, d’un gonflement des ganglions du cou, et souvent d’une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires.  Des complications neurologiques (méningite, encéphalite) surviennent dans moins de 1% des cas. Cette maladie peut s’avérer fatale chez les individus dont les défenses immunitaires sont affaiblies telles que les personnes âgées. Chez le cheval, les symptômes sont variés : cela peut aller d’une simple grippe à une atteinte grave du cerveau entraînant des troubles nerveux pouvant conduire à la mort. Le taux de mortalité de chevaux affectés cliniquement peut atteindre 40%. Depuis l’apparition du virus, un comité de suivi entre le ministère de l’Intérieur et de l’Agriculture et de la Pêche maritime suit de près la situation au niveau nationale.Plusieurs mesures ont été prises pour contrecarrer la propagation du virus : suivi rapproché de l’état sanitaire des chevaux, désinsectisation des exploitations touchées, sensibilisation des éleveurs de chevaux sur les mesures de prévention.


116 cas recensés et cinq morts en Russie
Le virus du Nil occidental a fait cinq morts dans la région russe de Volgograd, sur le fleuve Volga, où au moins 116 cas ont été recensés, ont indiqué mardi à l’AFP les services sanitaires régionaux. «La croissance journalière des cas enregistrés est de 6 à 10 personnes», écrit sur son site l’antenne des services sanitaires pour la région de la Volga, le fleuve le plus long d’Europe. Trois autres cas ont été enregistrés dans la région voisine de Voronej (600 km au sud-est de Moscou), ont indiqué vendredi les services sanitaires locaux dans un communiqué publié sur leur site. La canicule record, qui a frappé cet été la Russie et notamment les régions du Sud où les températures tournaient autour de 40° après deux mois de pluies, est à l’origine de la surabondance de moustiques, dont le nombre a été multiplié par 20 par rapport à l’année précédente, selon les services sanitaires.Deux millions de personnes sont potentiellement concernées dans la région, selon la même source.

 

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