Flop de la fécondité et de la nuptialité

Chute de la fécondité des Marocains ! C’est l’une des révélations du Haut commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi, lors d’un point de presse pour la présentation des principaux résultats démographiques et socio-économiques du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2004).
Exprimée par l’indice synthétique de fécondité donnant le nombre d’enfants par femme en âge de procréation, la fécondité a connu une baisse remarquable notamment en milieu rural.
C’est ainsi que le nombre, sur l’ensemble du territoire marocain, est passé de 3,3 en 1994, à 2,5 en 2004. Dans le monde rural, le nombre d’enfants a chuté de 4,3 en 1994 à 3,1 en 2004, tandis que dans la zone urbaine, l’indice de fécondité est resté presque le même. En fait, le Haut Commissariat au Plan précise dans ce sens qu’ « en milieu urbain, la fécondité a atteint le seuil de remplacement des générations : 2,1 contre 2,6 en 1994 ». 
Cette tendance baissière a été également constatée dans le chapitre de la nuptialité : « les résultats du recensement révèlent l’importance croissante du célibat et le relèvement de l’âge moyen au premier mariage ». Pour le Haut Commissariat au Plan, la nuptialité est calculée à partir du pourcentage des femmes finissant leur vie féconde sans pour autant contracter un mariage. C’est ainsi que le taux «de célibat définitif serait de l’ordre de 7 % en 2004, contre 2 % en 1994».
L’élément âge dans la nuptialité a enregistré, lui aussi, une nette augmentation. Pour les hommes, l’âge moyen au premier mariage a été de 31,3 ans en 2004 contre 30 ans en 1994. S’agissant des femmes, la moyenne d’âge a grimpé jusqu’à 26,3 ans au lieu de 25,8 ans, pour la même période de comparaison.
« Entre les deux recensements, le recul de l’âge au mariage des femmes a été plus important dans le monde rural où il est de 25,5 ans contre 24,2 ans en 1994, alors qu’il est resté quasiment stable pour les hommes », tient à préciser Ahmed Lahlimi.
Si la fécondité et la nuptialité ont connu une baisse entre ces deux recensements, ce n’est pas d’ailleurs le cas pour la mortalité infantile. Son taux est toujours à un niveau élevé avec 47,9 pour mille enfants.
Les statistiques du département de Lahlimi tentent de rassurer en notant que le taux a été de 75,7 pour mille en 1987 : « ce taux a été encore plus remarquable en milieu rural puisqu’il est passé de 89,7 pour mille en 1987 à 56,7 en 2004».  
Dans le chapitre de l’accès à l’eau potable, le nombre des ménages bénéficiaires a enregistré une hausse aussi bien dans le milieu rural qu’urbain.
En fait, et toujours selon le HCP, l’accès des ménages à l’eau potable est passé de 74 % à 83 % en milieu urbain et de 4 % à 18 % en milieu rural. Toutefois le département d’Ahmed Lahlimi a revu à la hausse ces chiffres en prenant en considération d’autres paramètres.
Il s’agit, d’une manière précise, des sources d’approvisionnement en eau potable comme les fontaines et les puits supervisés par l’Office national de l’eau potable (ONEP).
Avec ces nouveaux paramètres, les statistiques du HCP relatifs à l’accès à l’eau potable sont optimistes : 71,8 % en milieu rural et 92,1 % en milieu urbain.

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