Fonction publique : Le gouvernement charge un cabinet d’études international de la révision du système salarial public

Repenser la logique des rémunérations dans le secteur public. C’est, en fait, l’objectif de l’étude qui doit démarrer ce mois-ci en principe, pour remettre en question les bases du dossier des salaires dans la fonction publique. Par ailleurs, un appel d’offres avait été ouvert dans ce sens et a abouti, récemment, à l’attribution de cette étude à «Hewit Demos France», un bureau d’études international anglo-français.  Pour un budget de 15 millions de dirhams, ce projet étalé sur une durée de deux ans, a été mis en place par le ministère de la Modernisation des secteurs publics. Notons que «le budget en question sera soutenu par la Banque mondiale», souligne une source proche du dossier au sein du ministère. Ce projet avait déjà été annoncé par Mohamed Abbou, ministre de la Modernisation des secteurs publics, lors de la présentation du projet du budget de son département pour l’année en cours.
Ainsi, le bureau d’études sélectionné aura pour charge de mettre en place les bases de référence des emplois et des compétences dans les différentes administrations publiques, mais aussi la classification des fonctions en plus de l’unification des systèmes de base dans la fonction publique. Ce projet, dont les conclusions seront prises en compte dans la construction du nouveau système de rémunération dans la fonction publique, vise de fait «l’instauration d’un nouveau mode de gestion motivant et transparent, basé sur la rentabilité et le mérite, mais aussi sur la rémunération des fonctionnaires sur le travail accompli réellement, et dans une totale équité», avait expliqué M. Abbou, en présentant les grandes lignes de cette étude.
Néanmoins, «parmi les questions épineuses dans ce dossier, il y a d’abord la volonté politique, c’est-à-dire, qu’il faut savoir si cette restructuration va dans le sens des intérêts politiques. Il y a aussi la multitude des corps professionnels dans la fonction publique. Aujourd’hui, ils sont au nombre de 68, et un projet est en cours pour avoir le moyen de contracter ce nombre à 26 corps environ. Par un nombre plus restreint de corps, une meilleure visibilité sera donnée à la fonction publique en général et les actions à y mener», explique la même source.
Autre point soulevé par cette source. Celui de la composition des salaires. Dans beaucoup de cas, les salaires sont majoritairement constitués d’indemnités, et «cela lèse de manière importante les fonctionnaires lorsqu’ils arrivent à la retraite, les pensions prenant en considération les salaires de base».  Le but, donc, est celui de trouver un équilibre optimal entre les salaires de base et les indemnités perçues, et pourquoi pas, l’intégration de ces dernières dans les traitements de base. Par ailleurs, dans la foulée des lacunes dont souffre le système actuel des rémunérations, il ne faut pas oublier de mentionner l’incohérence des grilles des indices, et le déséquilibre existant dans le système relatif à la graduation (échelles et échellons)

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