Gérer autrement et efficacement

Aujourd’hui le Maroc : Le centre régional de l’Oriental ouvre ses portes aujourd’hui aux investisseurs. Quels sont les moyens humains et financiers que l’Etat a mis à la disposition de ces centres?
Farid Chourk : Par arrêté ministériel, les pouvoirs publics ont procédé à la création de 16 centres régionaux d’investissement (CRI) qui correspondent au découpage administratif des régions. Chaque centre est dirigé par un directeur choisi par l’administration centrale ayant le grade de directeur central au ministère de l’Intérieur. L’Etat a mis à la disposition de ces directeurs des moyens humains et matériels pour qu’ils puissent s’acquitter de leurs tâches de promoteurs d’investissement. Ils ont reçu une formation poussée à l’ISCAE et ont visité toutes les administrations ayant une relation avec l’investissement pour nouer, s’informer et éventuellement coordonner leurs actions. Il faut préciser que c’est le Wali de la région qui assume la fonction du président d’investissement. Il a été investi d’un certain nombre de prérogatives qui lui ont été déléguées par quelques ministères pour promouvoir l’investissement dans le sens d’une gestion déconcentrée. Dans ce dessein, le ministère a mobilisé ses ressources humaines pour les former les mettre à la disposition des CRI. Quant aux moyens financiers mis à la disposition des CRI, l’Etat a alloué un budget pour chaque centre qui sera géré par le Wali en tant que président de l’investissement.
Quels seront le rôle exact et les objectifs précis de ces centres ?
La lettre royale leur fixe deux objectifs principaux qui consistent à créer un guichet unique où seront centralisés toutes les formalités administrative et juridique inhérentes à la création d’entreprise. Le deuxième objectif essentiel de ces centres, c’est la promotion de l’investissement régional qui suppose la recherche de l’investisseur, l’accueil, l’information et son accompagnement dans les différents stades des autorisations. L’autre mission assignée au CRI est la protection et le développement des investissements existants en plus de la fonction de centre d’information économique de la région qu’il doit jouer.
Dans ce contexte régional, il est impératif que le directeur du CRI devra composer avec les autorités et les collectivités pour assumer à bien sa mission ?
Le directeur du CRI dépend du ministère de l’Intérieur et par conséquent c’est lui qui est chargé de coordonner la commission régionales des investissements.
Or dans cette commission siégent des membres de la collectivité locale et des autorités qui sont appelés à coordonner leurs actions pour le bien de la région. La loi est claire sur ce sujet puisque la concertation est le maître mot entre toutes les composantes des services extérieurs qu’ils soient élus ou représentants de ministères. Tout le monde est appelé à assurer la coordination sur la base de la simplification des procédures de la création d’entreprise et la diminution du délai de son traitement.
Pour rester dans le cadre régional, comment comptez-vous promouvoir l’investissement dans la région de l’oriental. Sachant que les frontières avec l’Algérie sont fermées et que les dépôts substantiels des MRE sont souvent immobilisés dans les banques ?
L’équation n’est pas simple, mais il est clair que dans toute entreprise, il faut savoir atténuer l’ampleur des entraves. C’est vrai que la région de l’Oriental est la deuxième place financière du Maroc, mais cette richesse est très mal exploitée. Il faut préciser que seul 12 % des dépôts bancaires sont valorisés en crédit alors que le reste est affecté à des opérateurs en dehors de la région. Il va de soi que la priorité du CRI d’Oujda est de pallier cette carence en revalorisant la culture de la création d’entreprise sur tout le périmètre de la région. Notre mission est de rendre la région plus attractive en matière d’investissement en prônant la communication et l’information au niveau régional, national et international.
Quels sont les secteurs les plus porteurs pour les investisseurs dans la région ?
Je pourrais dire, presque, que tous les secteurs sont porteurs dans une région qui dispose d’énormes potentialités en infrastructures avec deux aéroports et deux ports (Oujda et Nador).Mais il me semble que sur le plan touristique la région regorge de stations touristiques qu’elles soient balnéaires ou de montagne. Beaucoup de gens ignorent, par exemple, que la ville de Figuig est le plus proche oasis de l’Europe, sans oublier la station balnéaire de Saadia où d’énormes opportunités sont offertes pour les investisseurs. Il faut aussi mettre en exergue les possibilités offertes par les sites touristiques de montagne à Jerrada Taourirt et Berkane. Les investisseurs pourront aussi s’engager dans le secteur agro-industriel où les potentialités sont énormes à Nador, Taourirt et Berkane.
Il faut signaler également les multiples possibilités industrielles qu’offre la région de Nador avec l’ouverture de la zone franche de cette ville.

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