Gerrai Chaouki : «le risque est faible !»

Gerrai Chaouki : «le risque est faible !»

ALM : Le Maroc est-il aujourd’hui à l’abri de la grippe aviaire ?
Gerrai Chaouki : Personne ne peut dire aujourd’hui qu’il est à l’abri de cette maladie. Cela dit, le risque est très minime au Maroc. Toutes les dispositions préventives ont été prises par la Direction de l’Elevage, les vétérinaires et tous les organismes concernés. Il y a un plan de surveillance renforcé. Il est formellement interdit aux producteurs d’importer des pays touchés par cette pandémie.
La faiblesse du risque est liée aussi à l’absence de certaines espèces au Maroc. La grippe aviaire a pour récepteur initial le porc, les oies et les canards, les palmipèdes d’une manière générale. Ces espèces ne rentrent pas dans nos habitudes de consommation.

Reste le risque lié aux oiseaux migrateurs
Là aussi, le danger est minime. Les oiseaux migrateurs qui transitent par le Maroc vont dans les marais et les lacs, là où il n’y a pas beaucoup de risque de contact avec la volaille.  

L’importation de l’Espagne  des poulets reproducteurs ne pose-t-elle pas un problème sérieux ?
Pour le moment, ce pays tout comme la France n’est pas concerné par la grippe aviaire. Mais en cas de problème, le Maroc réagira de la même manière qu’avec les pays de l’Asie touchés par la grippe aviaire. Rappelons que durant ces trois années, des cas de maladie ont touché l’aviculture en Italie, en Hollande, en Allemagne, en France, aux USA et au Canada. Mais ce sont des pays développés qui ont les moyens de déployer des dispositifs appropriés en un temps record.

Pour diminuer le facteur-risque liè à l’importation des poulet, qu’est-ce qui empêche l’aviculture marocaine d’investir dans l’élévage des parentaux ?
Le marché marocain est très restreint. Chaque année, on importe seulement 2,5 millions de poulets reproducteurs. C’est un petit effectif, d’autant qu’il faut à ce niveau, présenter plusieurs races, plusieurs types. Si on a un seul élevage, tout le monde  va utiliser la même race. Pour le moment, le facteur-risque lié à l’importation est faible. Nous importons d’Espagne et de France, des pays qui ont un niveau de surveillance assez élevé.

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