Hamid Chabat : «Plus de 10.000 citoyens m’ont interpellé sur le problème des boîtes de nuit»

Hamid Chabat : «Plus de 10.000 citoyens m’ont interpellé sur le problème des boîtes de nuit»


ALM : Les conseillers du PAM à Fès viennent d’intenter un procès contre vous, à propos de l’inscription à l’ordre du jour de la session des points qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil de la ville. Comment réagissez-vous à cela?
Hamid Chabat : Contrairement à ce qu’affirment ces élus locaux du PAM, les points qui ont été inscrits à l’ordre du jour de la session relèvent de la compétence du Conseil. La loi dispose que toutes les questions relevant de la compétence territoriale du Conseil rentrent dans ses prérogatives. D’ailleurs, la nouvelle charte communale précise que le président du Conseil de la ville propose les points qui constituent l’ordre du jour des travaux de la session et les soumet au vote du Conseil. Par la suite, le projet de l’ordre du jour est soumis aux autorités administratives locales pour l’approuver et le cas échéant le modifier. Ainsi, onze points ont été ajoutés à l’ordre du jour de la dernière session du Conseil. Ainsi, il n’y a nullement violation des dispositions de la loi. En plus, il faut préciser que l’ensemble des conseillers du PAM ont voté pour l’ordre du jour à l’exception de quatre membres dont ceux qui affirment avoir été agressés. Ces quatre personnes se sont réunis la veille de la tenue de la session ordinaire et ont décidé que la session du Conseil ne doit pas avoir lieu.

Justement, les conseillers du PAM affirment que deux élus locaux de ce parti ont été agressés lors de la réunion du Conseil. Qu’en dites-vous?
Ce qui s’est passé mercredi lors de la réunion du Conseil de la ville a été filmé et et nous disposons d’un enregistrement vidéo de la réunion. Les conseillers du PAM avancent des allégations infondées. Ce que s’est passé, c’est que l’un d’entre eux est intervenu dans le cadre d’une mise au point. Il a abordé la question du jumelage de la ville de Fès avec la ville sainte d’Al-Qods. En fait, le Conseil de la ville de Fès a voulu par là accorder des aides à la ville sainte. Le conseiller du PAM s’est opposé dans son intervention à cette initiative en la qualifiant de surenchère, ce qui a suscité l’indignation des membres du Conseil. J’ai demandé gentiment à ce monsieur de rejoindre sa place car son temps d’intervention était épuisé et que cette question devait être traitée ultérieurement. Il n’a pas obtempéré. Ainsi, j’ai demandé au Pacha qui assure la police de la réunion d’intervenir, mais il n’a pas voulu le faire pour des raisons que j’ignore. En plus, un autre conseiller l’a rejoint et lui a demandé de rester à sa place. Par la suite, j’ai donné la parole au secrétaire du Conseil. Mais le conseiller en question s’est jeté sur le secrétaire et a tenté de l’agresser mais quand il s’est rendu compte qu’il a avait été filmé, il a fait semblant d’avoir été victime d’une agression.

Vous avez affirmé, récemment, que vous entendez combattre les lieux de consommation du narguilé, des jeux du hasard et de vente de boissons alcoolisées, ainsi que des boîtes de nuit. Cela est-il vrai?
Ce que nous voulons en réalité c’est protéger la sécurité des citoyens. Il y a actuellement certaines boîtes de nuit et certains hôtels qui nuisent à la réputation et à l’image de la ville. Ces boîtes sont devenues une véritable aubaine pour la prostitution et la vulgarité. Des mineurs y accèdent chaque jour. Plus de 10.000 citoyens m’ont interpellé dans une pétition sur le problème des boîtes de nuit.

Ne pensez-vous pas que votre initiative est de nature à nuire au secteur touristique à Fès?
Nous ne sommes nullement contre l’épanouissement du tourisme à Fès. Bien au contraire. Ce sont ces boîtes de nuit et ces hôtels qui nuisent au secteur. En fait, ils dérangent les touristes durant la nuit. Ce qui dérange certaines personnes, c’est que la ville de Fès commence à s’organiser.

Et concernant la consommation des boissons alcoolisées?
Mon objectif n’est nullement l’éradication de la consommation de l’alcool. C’est pas moi l’autorité qui autorise la commercialisation des boissons alcoolisées pour que je retire les autorisations. En fait, il existe des boîtes qui ne respectent pas les mesures sanitaires, ne disposant pas de blocs sanitaires. Ce sont les forces de sécurité qui m’ont affirmé à plusieurs reprises qu’il est urgent de prendre des décisions à ce sujet.

Le procès intenté par les conseillers du PAM contre vous n’est-il pas en mesure de nuire à la relation fluide qui existe entre le PAM et le parti de l’Istiqlal?
Absolument pas. Il ne s’agit que d’un différend local qui n’est pas en mesure de se répercuter sur les relations entre les directions des partis politiques. D’ailleurs, je n’ai pas de problème avec les dirigeants du PAM. J’ai toujours défendu le PAM depuis sa création. Ce qui pose problème, c’est que des conseillers de ce genre portent à la connaissance de leurs dirigeants des allégations mensongères

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