Hanat : «Il n’y a pas de crise au Raja !»

Aujourd’hui Le Maroc : Quel commentaire faites-vous de la crise que traverse actuellement le Raja ?
Haj Abdeslam Hanat : Ecoutez. Il n’y a pas de crise au Raja. Le Raja se porte comme un charme. Il connaît, bien sûr, un passage à vide au niveau de ses résultats. Mais peut-on pour autant parler de crise ? Est-ce qu’il y a une crise financière, administrative ? Non, tout ce qu’il y a, c’est que le comité a pris des décisions allant dans le sens d’une reprise en main.
Mais il y a bien eu des sanctions à l’égard de dirigeants
Ecoutez. Comme je vous l’ai dit, il y avait un certain laisser-aller à un certain nombre de niveaux. Pour parvenir au palmarès qui est le sien, le Raja avait effectué un certain nombre de réformes, qui avaient porté leurs fruits, puisque les résultats n’avaient pas tardé. On s’était ensuite installés gentiment, confortablement. Maintenant, tout le monde a pris conscience qu’il fallait secouer le cocotier. Et c’est pour cela que certaines mesures ont été prises.
Mais M. Lasky affirme qu’il n’est pour rien dans l’affaire Coca-Cola et celle des réserves techniques contre la JSM
Personne n’est responsable. Il y a un bureau qui est responsable et qui prend ses décisions en toute souveraineté. Et je ne veux pas tomber dans les polémiques personnelles. Comme je vous l’ai dit, il fallait secouer le cocotier pour prendre les choses en main et pallier les lacunes.
Pourriez-vous clarifier le distinguo entre secrétaire général et secrétaire général administratif?
Le secrétaire général administratif est un permanent du club. Il est salarié et vient tous les jours. C’est lui qui doit faire les réserves et en cas de doute, il doit se réer à un membre du comité. Le secrétaire général est un élu.
Sur un autre registre, l’indiscipline de certains joueurs n’est-elle pas un peu la conséquence du comportement de l’entraîneur, et, partant, des mauvais résultats?
Il faut nuancer quand on parle d’indiscipline. Il peut arriver que, même face à des entraîneurs à très forte personnalité, des joueurs se révoltent, parce qu’ils ne sont pas d’accord avec la façon de faire du coach. Maintenant, ce que je dis, c’est que c’est aux joueurs de s’adapter aux méthodes de leur entraîneur. Et non pas le contraire.
Est-ce qu’on ne peut pas dire que Walter Meeuws a été obligé de partir, non seulement à cause des résultats, mais aussi parce que l’on était à la recherche d’un déclic?
Effectivement. Meeuws, qui est un grand monsieur, l’avait lui-même compris. Rejeté par la majorité des composantes du Raja, ce qui s’était répercuté sur les résultats de l’équipe, il avait fini par reconnaître lui-même que son départ pourrait peut-être favoriser le déclic que le club attendait. «Tant mieux pour le Raja si mon départ pouvait y contribuer», a-t-il souligné, en professionnel qu’il est. Il faut dire que depuis la défaite face au zamalek, la grogne a commencé à se faire entendre et il a subi une énorme pression…
On a remarqué que le public boudait les Verts, ces derniers temps…
Il s’agit de bien comprendre que ce qui intéresse le public, c’est d’abord le résultat. Quand il y a des challenges à relever, il vient en force, comme cela a été le cas lors des rencontres contre TP Mazembé ou le Zamalek d’Egypte en Ligue des Champions. Quand il sait que son équipe tourne bien, le public est là. Mais quand les résultats ne sont pas là, il boude. Mais d’une manière générale, cette désaffection touche l’ensemble des clubs du Royaume. Et à mon avis, elle est liée aussi aux résultats de l’équipe nationale.
Qu’attendez-vous de l’arrivée d’Henri Michel ?
Henri Michel est venu avec des objectifs à atteindre. Il s’agit de faire remonter le club au tableau de classement (11ème, avec 15 points, deux victoires, neufs matches-nuls et deux défaites, Ndlr). Nous avons également une finale de Coupe du Trône à disputer contre le MAS. Et il faudrait pour cela instaurer un climat propice au travail.

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