Hausse des prix : Nizar Baraka présente son plan d’urgence au Parlement

Devant les parlementaires, mercredi, Nizar Baraka, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, à la Chambre des représentants a commenté la conjoncture actuelle et a détaillé la série de mesures que le gouvernement compte mettre en action pour parer aux effets de la hausse des prix.  Nizar Baraka a, à ce titre, annoncé la prise d’une batterie de mesures d’urgence à court et moyen termes visant particulièrement la réforme des systèmes de compensation et de réglementation des prix. Ces mesures concernent la création d’une commission ministérielle de veille chargée du suivi de l’évolution des prix au niveau interne, a poursuivi M. Baraka, précisant que cette commission sera composée des représentants de plusieurs départements ministériels. Parmi ces mesures, a ajouté le ministre, figurent également l’obligation du respect de l’affichage des prix et des normes de qualité pour éviter toute spéculation, la tenue de réunions avec l’ensemble des professionnels en vue de les inciter à faire face à la hausse des prix et le renforcement du contrôle et des enquêtes de terrain en vue de réprimer les spéculateurs. Ainsi, M. Baraka a-t-il annoncé que le gouvernement mettra en place une série de mesures lui permettant de s’assurer de l’approvisionnement des catégories ciblées en produits subventionnés, mais aussi de la conformité et du respect de la destination géographique bénéficiaire de ces produits, délimitée par une commission ministérielle.
De plus, le ministre des Affaires économiques et générales a annoncé que le gouvernement veillera au respect des critères de sélection des distributeurs des produits subventionnés et de leurs prix dans le but d’atténuer les répercussions de la hausse des prix de ces produits.
En réaction à cette déclaration, certains députés, et notamment ceux du PJD, ont estimé que la conjoncture actuelle exige du gouvernement d’adopter des politiques anticipatives visant le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens, et surtout de baisser l’IGR et la TVA outre la révision des interventions de la Caisse de compensation. «La baisse de la TVA figure parmi nos priorités. Nous l’avions mentionné lors de la rédaction de nos amendements sur la loi de Finances 2008», souligne Mustapha Ramid, président du groupe de la justice et du développement. Et d’ajouter que «nous préconisons également la baisse de la TVA sur les produits secondaires et sur ceux qui sont consommés par les riches».
Mustapha Ramid a, également, donné un exemple du paiement de la consommation en eau et électricité. «Il faut que la première tranche soit assujettie à une taxe faible, étant donné que c’est justement dans ce compartiment que se situe la consommation des plus pauvres», a-t-il indiqué. Il explique que la population aisée, qui atteint généralement la 3e tranche de consommation, devrait subir une TVA plus lourde lorsqu’elle dépasse le seuil maximal de la seconde tranche. Commentant les mesures que le gouvernement a tracées en vue de réformer les systèmes de compensation, le président du groupe de la justice et du développement indique: «Prenons par exemple les 19 milliards de dirhams qui faisaient office de budget de la Caisse de compensation, et divisons-les par 30 millions d’habitants, puis par douze mois, et l’on verra que le la part de chaque citoyen dans ce budget est faible comparée à la hausse incessante des prix». Il y a, selon le PJD, une alternative qui consisterait à annuler la Caisse de compensation, et à procéder au recensement de la population nécessiteuse pour lui octroyer une subvention directe. Bémol, «notre administration souffre cependant de la corruption, ce qui risquera d’entacher l’efficacité de cette proposition si elle venait à être adoptée car les risques de détournement seront grands», déclare M.Ramid.

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