Hautes fonctions : Il y a un cadre qui est bon, mais la mise en Å“uvre incombe aux ministres

Hautes fonctions : Il y a un cadre qui est bon, mais la mise en Å“uvre incombe aux ministres

ALM : Des députés, opposition et majorité confondues, pointent du doigt la sélectivité des conditions d’accès aux hautes fonctions, souvent taillées sur mesure…
Abdelâdim El Guerrouj : Il y a une procédure mise en place par le gouvernement et qui se base sur trois éléments : la description des missions et les conditions d’accès à ce poste, l’annonce publique des appels à candidature et leur accessibilité à tous les citoyens marocains résidant au Maroc ou à l’étranger et enfin la mise en place de commissions de sélection et d’entretiens qui évaluent les candidats et veillent au respect des critères établis. Tous ces éléments font que cette loi est un modèle au niveau régional en ce qui concerne la mise en place d’une procédure transparente pour l’admission à la fonction publique.

On rétorque que c’est juste formel. Des ministres continuent à nommer des personnes qui leur sont proches, au point que certains parlent d’islamisation de l’administration…
Aujourd’hui, il y a un cadre qui est bon, la mise en œuvre incombe aux ministres. Et chaque ministre s’oblige à respecter ces procédures que nous avons mises en place. L’idée et les principes de base que nous avons mis au niveau de la loi organique ont pour objectif de garantir la non exclusion des personnes quelle que soit leur tendance politique ou appartenance syndicale. Aussi, ce qui est important et c’est l’esprit de la loi, c’est de pouvoir capter les meilleures compétences qui puissent exister que ce soit au Maroc ou à l’étranger, pour pouvoir rehausser la qualité du service public et l’intervention de l’administration dans son rôle économique, social et dans tous les domaines.

Comment expliquez-vous le manque de critères communs entre les départements ministériels alors que les postes se ressemblent ? Il est parfois aussi question de conditions draconiennes et impossibles à remplir…
Ce n’est pas une question de critères draconiens. Mais ce sont des critères qui répondent aux exigences du poste. Parce que l’idée n’est pas de pouvoir élargir l’appel à candidature de tout un chacun de manière aveugle, mais de donner leurs chances à toutes les personnes qui ont les compétences et qualités requises pour le poste en question. Parce qu’il y a avant tout des objectifs à atteindre dans la mise en œuvre des politiques publiques et bien entendu les exigences doivent être objectives. Dans ce sens, nous sommes en train de travailler sur un révérenciel des différentes hautes fonctions pour avoir des normes qui s’imposent à tous et dont l’objectif reste la qualité du  management et la performance de l’administration publique.

Qu’en est-il de l’accès des femmes à ces postes et pourquoi reste-t-on à la traîne ?
L’accès des femmes aux hautes fonctions est une préoccupation majeure pour moi personnellement. Aujourd’hui, nous sommes passés de 5 à 12,2%. Ce n’est pas suffisant et nous œuvrons pour y remédier. Ce qui entrave essentiellement l’accès des femmes à ces postes c’est qu’elles ne répondent pas suffisamment aux appels à candidature et ne concilient pas entre vie professionnelle et vie familiale.

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