Il ne faut pas dramatiser

Il ne faut pas dramatiser

ALM : Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies vient de publier un rapport sur le Sahara marocain dans lequel il fait endosser la responsabilité du blocage au Maroc. Quelle est votre première réaction à ce sujet ?
M’Hamed Boucetta : Cela est normal, Kofi Annan se doit de présenter son rapport au Conseil de sécurité, lequel rapport doit être discuté au sein de cette instance onusienne. Il ne faut donc pas exagérer l’information et sur dimensionner ce fait. En 2001, l’Algérie avait refusé le rapport présenté par James Baker, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, et le Maroc n’a pas réagi fortement pour la mise en demeure de ce pays, d’où les problèmes que l’on constate aujourd’hui.
Est-ce que les choses ont changé maintenant ?
Actuellement, la position du Maroc est claire. Le rapport de 2001 insiste sur la nécessité d’une solution politique dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Maroc et de sa souveraineté nationale. C’est cette formule qu’il faudrait défendre et faire aboutir.
Mais, au vu de la dernière initiative de Kofi Annan, cette alternative devient difficile à réaliser. N’est-ce pas ?
Je crois qu’on exagère la chose. Il y a un délai proposé au Conseil de sécurité. Bien entendu, le secrétaire général des Nations unies s’est adressé, particulièrement, au Maroc, sans mettre en demeure l’Algérie ; et ce sachant qu’il n’y a pas de solution possible à ce problème en dehors des négociations entre le Maroc et ce pays. Cela dit, il faut savoir manipuler l’information.
Quels sont, à votre avis, les scénarios possibles pour le règlement de cette question ?
Une fois encore, il y a lieu de préciser que la position du Maroc est claire. En quelques mots, il faut que le rapport de James Baker, présenté en juillet 2001, soit mis en exécution. Telle est la seule voie possible, à savoir l’octroi d’une autonomie aux populations marocaines sahraouies dans le cadre de la souveraineté nationale du Maroc.

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