Incidents au siège de l’OCP : Mohamed Sebbar enquête à Khouribga

Le secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Mohammed Sebbar a tenu, mercredi à Khouribga, une série de réunions avec des représentants de l’autorité publique et juridique et de la société civile de la ville pour s’enquérir des causes et circonstances des actes de vandalisme perpétrés mardi contre les locaux de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP). Dans une déclaration à la presse, M. Sebbar a indiqué que «ces réunions ont pour objectif de recueillir les données qui peuvent être utiles à l’élaboration d’un rapport ou encore l’ouverture d’une enquête», estimant que parler de conclusions actuellement est «prématuré». Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’exercice des attributions du CNDH, telles que stipulées dans le Dahir portant création de ce Conseil, notamment les articles 4 et 9 accordant à cette instance l’attribution d’ «intervenir par anticipation et d’urgence à chaque fois qu’il s’agit d’un cas de tension qui pourrait aboutir à une violation individuelle ou collective des droits de l’Homme et ce, en déployant tous les moyens nécessaires de médiation et de conciliation qu’il juge appropriés afin d’empêcher la survenance de ladite violation». Aux termes de l’article 4, le CNDH «peut procéder aux investigations et enquêtes nécessaires chaque fois qu’il dispose d’informations confirmées et fiables sur la survenance de ces violations, et ce, quelle qu’en soit la nature ou l’origine». M. Sebbar a rencontré notamment le gouverneur de la province de Khouribga, le procureur général de la Cour d’appel de Khouribga, le président du barreau des avocats et le président-directeur général de l’OCP. Par ailleurs, suite aux actes de vandalisme perpétrés à Khouribga par certains individus qui se disent membres des familles des retraités de l’OCP contre les locaux de cet établissement public, et après la dispersion du sit-in ouvert depuis le 25 février dernier devant le siège de l’administration de l’OCP, le nombre des blessés a atteint 120, indique un communiqué des autorités locales. La même source a précisé que 75 de ces victimes ont été transportées à l’hôpital Hassan II de Khouribga, alors que 45 autres ont été transférées au centre hospitalier de l’Office. Parmi les blessés figurent 7 fauteurs de troubles, 112 agents des forces publiques dont deux grièvement. L’un d’eux a été évacué vers l’hôpital militaire de Rabat, note le communiqué, indiquant que le journaliste du quotidien Assabah a été légèrement blessé lors de ces incidents.

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