Incidents de Laâyoune : La presse espagnole prise en flagrant délit de désinformation

Incidents de Laâyoune : La presse espagnole prise en flagrant délit de désinformation

C’est une véritable campagne de désinformation médiatique à laquelle fait face le Maroc. Dans le cadre de sa couverture des incidents sanglants de Laâyoune, provoqués par une bande criminelle à la solde du Polisario et des services de renseignements algériens, la presse espagnole continue de faire montre de partialité flagrante et de manque de professionnalisme. Une attitude à laquelle la presse espagnole s’est habituée depuis longue date. En effet, l’agence de presse officielle espagnole «EFE» a impliqué la presse ibérique dans une nouvelle diffamation à l’égard du Maroc. «EFE» a diffusé une photo d’enfants blessés à la tête recevant des soins dans un hôpital, prétendant qu’il s’agit «de victimes de la répression marocaine», une photo reprise par les grands journaux espagnols. Il s’est avéré, par la suite, que cette photo est celle d’enfants de Gaza, victimes de l’agression israélienne en 2006. A noter que plusieurs quotidiens espagnols ont publié cette «fausse» photo comme «El Pais», «El Mundo», ainsi que des journaux électroniques tels que «El Semanal Digital» et la presse gratuite notamment «Qué», sans s’assurer de sa véracité. Le Maroc dénonce cette dérive haineuse et raciste à son égard. C’est ce qu’a affirmé, samedi 13 novembre, à Rabat, Khalid Naciri, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Le ministre a indiqué, lors d’un point de presse, que le gouvernement du Royaume dénonce, avec force, l’attitude irresponsable de plusieurs médias espagnols dans leur couverture des informations relatives au Maroc. «Ces mêmes médias nous avaient habitués de longue date, s’agissant particulièrement des questions concernant notre Sahara, à des approches partiales et des manquements extrêmement graves à la déontologie. Il est prouvé qu’il ne s’agit plus de simples erreurs professionnelles ou de lectures biaisées des événements», a noté M. Naciri. «Nous assistons, au recours systématique à des procédés fallacieux, des techniques ignobles, des manipulations abjectes, et à des montages immondes, sur différents types de supports médiatiques espagnols, agence de presse, presse écrite, radio, télévision, sites web…», s’est insurgé le ministre. Outre l’attitude de l’agence EFE, le ministre a dénoncé l’exploitation honteuse par la chaîne de télévision espagnole, Antenna Tres, d’images d’un crime crapuleux ayant été commis à Casablanca le 26 janvier 2010, les présentant comme révélatrices des crimes, prétend-elle, commis au Sahara. «Il convient de citer également le comportement scandaleux du correspondant du journal espagnol ABC au Maroc, qui s’est permis de qualifier notre pays de dictature, et les Marocains de colons, ce même journaliste avait menti en annonçant que les rues de Laâyoune étaient jonchées de cadavres, alors qu’il est établi que les forces de l’ordre marocaines n’ont pas recouru aux armes à feu, tel que cela est établi par les témoignages d’ONG marocaines, et d’organisations nationales et internationales crédibles», a affirmé le ministre. De ce fait, l’accréditation de ce correspondant espagnol a été retirée. M. Naciri a également dénoncé le comportement de Ignacio Cembrero, journaliste d’El Pais, qui s’est permis de publier, selon la même source, sur le site de son journal, un communiqué inexistant attribué à une coordination du campement de Laâyoune, réclamant «l’autodétermination du peuple sahraoui», avant de retirer cette fausse information plusieurs heures plus tard, et après que le mal eut été fait. «On signalera également le comportement illégal et indigne de journalistes espagnols, qui se sont permis d’exercer clandestinement au Maroc, l’annonçant fièrement à l’antenne de Cadena Ser», a souligné le ministre. Ces trois journalistes espagnols ont été refoulés vendredi du territoire national. Le ministère de la Communication avait indiqué, vendredi 12 novembre, dans un communiqué, que les dérives des médias espagnols «sont devenues telles qu’il n’est plus possible de les ignorer, particulièrement après leurs allégations faisant état de la présence de centaines de cadavres de victimes civiles dans les rues de Laâyoune, en déni des réalités claires sur le terrain». Younes Moujahid, président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), a affirmé que les allégations d’EFE sont «très dangereuses et il faut les dénoncer», ajoutant que «l’affaire doit être présentée devant la justice espagnole». A rappeler que Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, avait déploré, dans le cadre d’un entretien qu’il a eu récemment avec son homologue espagnole Trinidad Jimenez, la façon avec laquelle certains médias espagnols traitent tout ce qui se rapporte au Maroc et à son Sahara, préférant «distordre» la réalité et «envenimer» les relations entre les deux pays. La presse espagnole continue, ainsi, de faire la sourde oreille aux protestations du Maroc.


L’agence AFP : De la subjectivité à la déformation des faits
Les mêmes critiques formulées par le Maroc contre les médias espagnols sont retenus contre l’Agence France Presse (AFP). Il ne se passe pas un jour sans que l’AFP ne dévoile sa face cachée: celle de la subjectivité, de la partialité et de la déformation des faits, particulièrement lorsqu’il s’agit du traitement d’événements concernant le Maroc et ses causes justes. Une lecture exhaustive des informations publiées par cette agence internationale suffit pour s’apercevoir du complot ourdi contre les causes marocaines par cette agence, dont la ligne éditoriale verse dans la déformation volontaire, la falsification des faits et les mensonges dans certains cas, voire le mutisme, lorsque le devoir professionnel exige que soient relatées avec fidélité les nombreuses réalisations accomplies par le Maroc dans les domaines politique, économique, social et des droits de l’Homme. Il y va également d’autres questions dont l’importance va au-delà de la simple sphère nationale et qui trouvent écho chez tous les médias internationaux à l’exception de l’AFP. N’est-il pas du devoir de la rédaction centrale de l’AFP de s’assurer de la véracité des informations avant leur diffusion ? Ou s’agit-il là d’une règle professionnelle qui ne s’applique pas aux informations intéressant le Maroc ? Dernièrement, l’agence AFP a feint d’oublier de publier des informations sur l’arrestation et les supplices infligés à Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud par le Polisario sur le territoire algérien, en représailles à sa position favorable au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour un règlement définitif du différend autour du Sahara.

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