Incidents de Mellilia occupée : Madrid cherche l’apaisement

Incidents de Mellilia occupée : Madrid cherche l’apaisement

L’apaisement de la tension entre le Maroc et l’Espagne est à l’ordre du jour. Dans cet esprit, SM le Roi Mohammed VI et SM le Roi Juan Carlos 1er d’Espagne ont eu, mercredi 11 août, un entretien téléphonique. Les deux Souverains sont tombés d’accord sur le fait que les incidents survenus ces dernières semaines ne peuvent en aucun cas porter préjudice à la qualité des relations maroco-espagnoles. Les deux chefs d’Etat ont relevé une fois de plus la qualité des liens qui unissent les deux familles royales. Leurs Majestés se sont également félicitées de l’évolution des rapports spécifiques qui unissent les deux Royaumes amis et voisins et de l’action menée dans ce sens par les deux gouvernements ces dernières années. Les deux Souverains ont enfin convenu de se retrouver lors d’une prochaine rencontre informelle. L’entretien téléphonique entre les deux chefs d’Etat intervient peu de temps après l’intervention du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero visant à calmer les esprits. Le chef du gouvernement espagnol a affirmé, mardi 10 août, dans une déclaration à la presse à l’issue d’une audience que lui a accordée le Roi Juan Carlos 1er, la disposition de l’Espagne à fournir des explications au gouvernement marocain sur le comportement de sa police, à l’égard de ressortissants marocains et subsahariens au point de passage de la ville occupée de Mellilia. «L’Espagne propose au Maroc clarification, dialogue et informations» au sujet de ce comportement, a affirmé le chef du gouvernement espagnol, qualifiant les relations de l’Espagne avec le Maroc de prioritaires. Le Maroc avait appelé, lundi 9 août, l’Espagne à fournir des réponses précises sur les différents cas de dérives racistes commis par des éléments de police et de sécurité espagnols, à l’égard de ressortissants marocains, au point de passage de la ville occupée de Mellilia. En moins d’un mois, le département de Taïeb Fassi Fihri a rendu public quatre communiqués dénonçant les dérives racistes commis par des éléments de police et de sécurité espagnols à l’égard de ressortissants marocains, au point de passage de la ville occupée de Mellilia, ou encore contre des ressortissants subsahariens. Ainsi, un communiqué rendu public samedi 7 août avait rapporté que deux cas graves de recours à la force contre des ressortissants marocains ont été enregistrés. Selon la même source, dans la nuit du 4 au 5 août, Ibrahim Abana, un citoyen marocain, a été violenté par un agent de police espagnole. Mohamed Hamdaoui, résidant à Nador, a, pour sa part, été violenté, samedi 7 août, au même point de passage par un policier espagnol qui l’a frappé avec sa matraque et piétiné occasionnant une fracture au bras et plusieurs ecchymoses sur son corps. Toujours dans le cadre des violations graves des droits de l’Homme commises par les forces de sécurité espagnoles, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération avait condamné, vendredi 6 août, dans un communiqué, l’abandon par la garde civile espagnole de huit Subsahariens au large de ses côtes. Le Maroc avait exprimé également, lundi 2 août, sa forte indignation suite au recours à la violence physique par la police espagnole contre Mostapha Bellahcen, un étudiant marocain âgé de trente ans. Selon un communiqué du département de Taïeb Fassi Fihri, M. Bellahcen a été physiquement agressé le même jour par des éléments de la police espagnole pour détention d’un sac en plastique contenant un kilogramme et demi de sardines fraîches, qui ne rempliraient pas les conditions d’hygiène requises.
Juillet dernier, cinq Marocains résidents en Belgique ont été, pour leur part, agressés lors de leur passage en voiture à la ville occupée de Mellilia au poste de Béni Nsar à Nador, pour détention d’un drapeau marocain.

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