Irak, le nouvel Afghanistan

Depuis l’invasion russe en 1979, l’Afghanistan s’est attribué avec «fierté » le titre de la terre du Djihad. Dans un monde, à l’époque divisé par la guerre froide, les Afghans trouvèrent un fort soutien «sans conditions» de la part des Américains. Les Mojahidines furent à l’époque formés par les mains des experts de la CIA. Dès lors ce fut la naissance du Djihad en Afghanistan. En 1996, le pays connaîtra un véritable tournant après l’arrivée des Talibans au pouvoir. Guidés par leur chef suprême le mollah Mohammad Omar connu pour ses idées intégristes, les talibans vont faire du pays un immense camp d’entraînement à plein air pour les Mojahidines. Durant cette période, il n’y avait pas mieux qu’un pays où Ossama Ben Laden trouva refuge pour recruter, former et encadrer de nouveaux combattants au profit d’Al Qaïda. D’ailleurs, la plupart des kamikazes ayant participé aux attentats du 11 septembre ont passé par les camps afghans. Nombreux étaient les Marocains ayant fait des voyages fréquents en Afghanistan devenu alors une destination privilégiée pour les barbus.
Aujourd’hui, l’incursion américaine en Irak a fait de ce pays une nouvelle destination pour les adeptes du Djihad. Affaiblie mais toujours active en Afghanistan, Al-Qaïda compte désormais sur sa branche dirigée par le Jordanien Abou Moussab Zarkaoui. Profitant des frontières irakiennes devenues de véritables passoires après la chute du régime de Saddam Hussein, les «apprentis Mojahidines» venus de plusieurs pays arabes notamment de certains pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite parcourent des kilomètres pour participer à la guerre «sainte».
En un temps record, Abou Moussab Zarkaoui a réussi à rallier les troupes sunnites autour de lui directement ou indirectement. Ce qui a donné à la filiale d’Al Qaïda une véritable force gênant les forces de coalition. Déchiré par le spectre de la guerre civile, l’Irak est en train de se transformer petit à petit en un nouvel Afghanistan. Un pays où les personnes fortement dosées au Wahabisme trouvent une formation pratique pour mener leur fameuse guerre «sainte». Cette guerre qui ne connaît pas de frontière et dont l’ennemi est représenté par tous les gens qui ne partagent pas les idées d’Al-Qaïda.

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